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Mme Simpara Assitan Keita, Secrétaire générale de la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM), a animée une conférence-débat, dans le cadre de la commémoration de la journée du 1er mai dédiée aux travailleurs. C’était jeudi 19 Mai 2022, au siège de ladite centrale sis à l’hippodrome, en présence de Mamadou Konaté, Conseiller technique du ministre de la Fonction Publique et du Dialogue Social.

Commémorant les festivités du 1er mai, fête du travail, la Secrétaire générale par intérim de la Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM), Mme Simpara Assitan Kéita a rappelé les autorités maliennes à la mise en œuvre des acquis sociaux des engagements obtenus autour du cahier de doléance du 21 décembre 2020, entre le Gouvernement de transition, le Conseil National du Patronat du Mali et la CDTM.

Au cours de son allocution, elle a indiqué que : «c’est l’occasion pour la CDTM d’exiger de l’Etat le respect des acquis sociaux des engagement pris conformément au procès verbal des négociations autour du cahier de doléance du 21 décembre 2020 entre le gouvernement de transition, le conseil national du patronat du Mali (CNPM) et la CDTM», a souligné la Secrétaire générale par intérim.

Selon elle, au terme des discussions sur 47 points du cahier de doléances, il y eu trente six points d’accord, deux points d’accord partiel, deux points retirés et sept points de désaccord. Des commissions de mise en œuvre des différents accords devraient voir le jour un mois après la signature officielle du procès-verbal, regrette-elle.

En effet, dira-t-elle, la CDTM a toujours prôné de faire du syndicalisme autrement en privilégiant le dialogue social.
«Toutefois, nous constatons le non-respect des acquis sociaux et des engagements pris par le gouvernement, car la trêve ne doit pas occulter la mise en œuvre des accords», a-t-elle martelé.

C’est dans la persévérance et la lutte syndicale permanente que la centrale arrachera à l’Etat la nécessaire amélioration des conditions de vie et de travail de ses militants.

«Le 1er Mai est l’occasion d’avoir une déférente pensée pour les milliers de travailleurs qui, au lendemain de la crise sanitaire mondiale, se sont retrouvés, certains, au chômage, et d’autres à la retraite, ils méritent notre compassion et nos réflexions approfondies», a-t-elle exprimé.

Si le monde va inexorablement vers le changement, le Mali aussi doit opérer des changements et des mutations de son système éducatif pour être dans le concert de cette évolution, a souligné Mme Simpara.

Et de dénoncer la non-représentativité de La centrale dans les différents organes délibérants et les conseils d’administration des services de l’Etat.

«La CDTM n’est pas seulement une centrale revendicative, cette année, en lieu et place du défilé, elle a fait parler son cœur à travers des actions humanitaires des actions humanitaires au profit des enfants mineurs de Bollé, de la pouponnière de Niamana et des déplacés du Centre Mabilé de Sogoniko», a-t-elle déclaré.

Avant de demander au gouvernement malien d’être équitable entre les 4 centrales syndicales, car selon elle, d’autres plus privilégiées alors que la CDTM vient de très loin, et en deux mandats est à 16 syndicats nationaux affiliés.

Quant au conseiller technique du ministre de la Fonction Publique et du Dialogue Social, Mamadou Konaté il dira que le souci du gouvernement de transition est l’apaisement du climat social.

Pour terminer, il a promis que son département fera tout pour la mise en œuvre des accords signés.
Kadi DIALLO

ÉchosMédias

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