En marge de la 7ᵉ Réunion du Dialogue de coopération technique des Agences de partenariat de la Banque islamique de développement (BID), le Mali a réaffirmé avec force sa vision d’un développement autonome et souverain. Portant la voix des plus hautes autorités du pays, la ministre Oumou Sall Seck a lancé un appel vibrant pour une transformation profonde des mécanismes de la coopération Sud-Sud pour passer définitivement d’une logique d’assistance passive à un véritable partenariat d’égal à égal…

Valoriser le capital humain et la résilience nationale

Au cœur de l’intervention de la chef de délégation malienne, deux priorités stratégiques ont été mises en avant : la valorisation du capital humain et la reconquête de la souveraineté économique. La ministre a rappelé que la résilience du peuple malien face aux défis contemporains constitue un levier déterminant pour l’avenir. Selon elle, le Mali ne saurait être réduit aux seules crises qu’il traverse, mais doit être reconnu comme un acteur dynamique, porteur de solutions endogènes et durables.

Des investissements ciblant des secteurs clés

Tout en saluant la qualité de l’accompagnement historique de la BID dans des domaines vitaux pour le pays, la délégation malienne a insisté sur l’orientation prioritaire des projets futurs. Soutien aux filières locales pour garantir l’autosuffisance. Déploiement d’infrastructures durables pour le développement industriel et rural.
Santé et Éducation, renforcement des capacités de résilience des populations.
Vers un modèle de coopération renouvelé
Pour concrétiser cette vision, la ministre Oumou Sall Seck a invité les agences de partenariat de la BID et l’ensemble des nations du Sud à privilégier trois axes majeurs d’action.

Le transfert effectif de compétences pour autonomiser les acteurs locaux. Le partage d’expertises et de bonnes pratiques adaptés aux réalités socioculturelles et économiques. La co-construction de projets structurants à fort impact économique.

En affirmant sa position au Caire, le Mali réitère sa volonté de bâtir une intégration régionale et internationale pragmatique, où le partenariat stratégique prime sur la dépendance.

Bakary Mamadou COULIBALY

EchosMedias

Previous post Économie malienne : La DGI franchit le cap des 1 086 milliards F CFA et atteint 68 % de son objectif annuel
Next post OFFENSIVE DIPLOMATIQUE SAHÉLIENNE : Bamako joue la carte historique du non-alignement