La ministre malienne de l’Environnement, Mariam Doumbia Tangara, a défendu lundi une approche faisant de la restauration des terres un levier de développement, lors du sommet ministériel de haut niveau de la COP17…

Devant près de 200 ministres et plusieurs acteurs internationaux, la ministre a estimé que, pour un pays sahélien comme le Mali, la restauration des terres ne doit pas être considérée comme une dépense, mais comme un investissement productif en faveur de la sécurité alimentaire, de l’emploi rural et de la stabilité des territoires.

Selon les données présentées par la ministre, plus de 2,8 millions d’hectares de terres dégradées ont été récupérés au Mali. Par ailleurs, 118 sous-projets, représentant près de 7 milliards de FCFA, ont été financés au profit direct de quelque 142 000 personnes, principalement des femmes et des jeunes.

Mobiliser davantage de financements

Le Mali appelle désormais à changer d’échelle en transformant les priorités nationales en programmes structurés et susceptibles d’attirer des financements.

La ministre a notamment plaidé pour une mobilisation accrue du secteur privé à travers les garanties, les financements mixtes et les mécanismes de partage des risques. Elle a également appelé à explorer des solutions innovantes, notamment les marchés carbone et les paiements pour services écosystémiques.

Le Mali s’est dit disposé à développer des partenariats équitables et respectueux de sa souveraineté afin de faire de la restauration des terres un véritable moteur du développement durable.

À travers ce plaidoyer, la ministre a réaffirmé l’engagement du Mali à relever les défis environnementaux et climatiques et appelé à une coopération internationale renforcée en faveur des pays sahéliens.

Teno Bouba

Source : Malijet.com

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