
Les rideaux sont tombés le 28 Mai 2026 sur la Coupe de la Fraternité-Badingna, catégories U-17 garçons et filles. Les deux finales se sont déroulées au stade Kalakoto de Kakoulou en présence des autorités communales et traditionnelles de Kolombiné, Hawa Dembaya, Logo, Diamou, Liberté, du parrain de la compétition, Mamady Kanté et de plusieurs autres invités…
Au terme des deux confrontations, ce sont les garçons de Kounda et les filles de Diamou qui ont remporté le trophée de cette première édition.
Un jour de fête à Kakoulou !
Le 28 mai 2026 restera gravé sur la mémoire collective des jeunes des communes participantes. Ce jour-là, le terrain n’était pas qu’un terrain de football.
C’était un cœur qui battait et autour, tout un peuple rassemblé.
Des vieux assis sous les arbres, des mamans avec leurs enfants sur les épaules, des jeunes qui chantent, des joueuses qui se préparent, des supporters venus de tous les villages…
Toutes les générations, toutes les couches de la société étaient là. Le football avait fait son office : rassembler.
Il y avait cette joie brute, ces rires, ces encouragements lancés à pleine voix, et parfois ces petites larmes quand l’émotion montait. Le vivre-ensemble n’était pas un concept : on le voyait, on le touchait, on le respirait.
Les gens étaient venus de partout, de Kolombiné, Hawa Dembaya, Logo, Diamou, Liberté, et même d’ailleurs. Pour une finale, pour une histoire commune, pour ne rien rater de ce moment unique. C’est ça, la Coupe de la Fraternité. Pas seulement des buts, mais des cœurs qui se rencontrent.
Après le cérémonial, place aux confrontations !
Ce sont les filles qui ont ouvert le bal. En match d’ouverture de cette grande journée, les U17 Filles ont mis le feu au terrain de Kakoulou. Face à Lontou Bangassi, une belle équipe adverse, Diamou a fait la différence sur un coup franc magistralement tiré par la dossard n°10.
Un ballon bien enroulé, une trajectoire trompeuse, et la gardienne adverse ne peut que constater les dégâts. Unique but du match, inscrit en seconde période. Derrière, les Filles de Diamou ont défendu leur avance avec cœur et discipline jusqu’au coup de sifflet final. C’est ainsi que Diamou est sacrée championne U17
Filles de la Coupe de la Fraternité Badingna !

En catégorie Garçons, Diamou s’est mésuré à Kounda. Après le sacre des Filles de Diamou, place au choc des garçons. Dès le coup d’envoi, on a senti que ce match serait physique, tendu, intense. Mais aussi magnifique : des actions construites, des tentatives de part et d’autre, du jeu, de l’engagement, rien à jeter. La mi-temps intervient sur le score de 0-0. Chaque camp avait gardé sa citadelle inviolée.
La seconde période repart sur le même rythme. On sent que la moindre erreur paiera cash. Et puis, à 10 minutes du terme, Kounda obtient une opportunité en or, un penalty et en profite pour la transformer.
Le stade explose !
Derrière, Kounda ne lâche rien. Diamou pousse, tente tout, mais bute sur une défense de béton. Le score n’évoluera plus. Kounda remporte la finale et est sacré champion U17 Garçons. Ce soir-là, deux équipes se sont battues en frères. Kounda soulève le trophée, Diamou la tête haute. Et c’est le football qui a gagné.
De récompenses individuelles

Dans cette édition intense, les performances individuelles n’ont pas été oubliées. En U17 Garçons, l’équipe de Kounda, championne, a eu dans son rang, le meilleur joueur et le meilleur entraîneur. Son adversaire, Diamou, vice-champion a eu le meilleur buteur et le meilleur gardien.
En catégorie Filles, Diamou, championne détient la meilleure joueuse de la compétition et le meilleur entraîneur, tandis que Lontou Bangassi, vice-championne, a obtenu la meilleure buteuse. Au classement général, Maloum est désignée meilleure 3ème avec à son sein la meilleure Gardienne. Aussi, le meilleur arbitre n’a pas été oublié. Chacun de ces lauréats a été primé.
Un acte de reconnaissance !
Le jour de la finale, un moment d’une rare émotion a marqué les esprits. Gaoussou Mangara, un jeune de Logo Sabouciré, a offert au parrain Mamady Kanté un tableau confectionné. Ce magnifique portrait du parrain, est bien plus qu’un simple dessin : c’est un message de gratitude, un hommage sincère d’une jeunesse qui n’oublie pas ceux qui se battent pour elle.
Touché, l’intéressé a reçu ce cadeau avec une grande émotion, conscient que ce geste venait du cœur. Ce tableau restera comme le symbole d’un lien profond entre le parrain et les jeunes de nos communes. Vivement la 2ème édition !
Par Boubacar DIARRA
