Dans un contexte régional en pleine mutation, le Palais de Koulouba a été le théâtre d’un ballet diplomatique majeur ce lundi 13 juillet 2026. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu en audience Monsieur Mahmoud Ali YOUSSOUF, Président de la Commission de l’Union africaine (UA), actuellement en visite de travail de deux jours au Mali…


Cette première rencontre officielle depuis la prise de fonction du nouveau patron de la Commission de l’UA marque une volonté claire de réchauffer et de restructurer les relations entre Bamako et l’organisation panafricaine.

Un aréopage de haut niveau pour un dialogue crucial


L’importance de cette audience s’est traduite par la qualité des délégations présentes. Autour du Chef de l’État malien et du Président de la Commission de l’UA, plusieurs figures clés de la diplomatie ont pris part aux échanges. S.E. Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ;
M. Mossa Ag ATTAHER, ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine ;
Dr Mamadou TANGARA, Représentant spécial du Président de la Commission de l’UA pour le Mali et le Sahel, et Chef de la MISAHEL ;
Les proches collaborateurs de la Présidence et les membres de la délégation de l’Union africaine.

Sécurité, souveraineté et reconnaissance de l’AES

Au cœur de cette visite de travail — qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée élargie à la Confédération des États du Sahel (AES) — les discussions ont abordé de front les réalités géopolitiques actuelles.
«La lutte contre le terrorisme est un défi continental qui appelle une réponse collective.» dixit Mahmoud Ali YOUSSOUF, Président de la Commission de l’UA
Le Président de la Commission a formellement reconnu la Confédération de l’AES comme une réalité incontournable du paysage régional. Il a plaidé pour un renforcement du dialogue et du bon voisinage entre les États de la sous-région, tout en saluant la résilience du peuple malien et le courage des Forces armées maliennes (FAMa) face aux menaces asymétriques.

Entre principes institutionnels et réalisme partenarial

Tout en réitérant la solidarité de l’UA envers le Mali face aux récentes attaques terroristes, Mahmoud Ali YOUSSOUF a su naviguer avec diplomatie sur les questions les plus sensibles :

Le respect de la souveraineté : L’UA s’est dite prête à accompagner les efforts de transition pour un retour à la paix, dans le strict respect des choix souverains du peuple malien.

L’exigence constitutionnelle : Bien que rappelant l’attachement de l’organisation aux principes de son Acte constitutif concernant l’ordre constitutionnel, le Président de la Commission a insisté sur le fait que ces divergences politiques ne sauraient geler la coopération technique, économique, humanitaire et sanitaire.
Une nouvelle dynamique : L’objectif affiché est d’insuffler un nouveau souffle aux relations bilatérales à travers des « solutions africaines aux problèmes africains ».

Un signal fort pour l’intégration africaine

Qualifiés de « francs, approfondis et constructifs » par le leader de la Commission de l’UA, ces échanges posent les bases d’une cohabitation pragmatique et respectueuse.

En choisissant Bamako pour cette première étape de sa tournée AES, Mahmoud Ali YOUSSOUF envoie un signal clair : l’Union africaine ne peut faire l’économie d’un dialogue direct et sincère avec les autorités de transition s’alliant pour stabiliser le Sahel.

Bakary Mamadou COULIBALY

EchosMedias

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