
Dans ce qui s’apparente à un tournant diplomatique majeur pour la sous-région, le gouvernement de transition malien a annoncé, ce vendredi 10 juillet 2026, une série de mesures phares visant à normaliser ses relations de coopération et d’amitié avec la République algérienne démocratique et populaire…
Après des mois de fortes turbulences et de gel diplomatique, les signaux passent enfin au vert entre Bamako et Alger. Le compromis amorcé ce vendredi se traduit par deux décisions capitales prises par les autorités maliennes.
Le retour de l’ambassadeur du Mali à Alger
Premier acte fort de cette désescalade : le retour officiel à Alger de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Mali. Ce retour marque la fin d’une période de flottement et symbolise la reprise formelle des canaux de discussion de haut niveau entre les deux voisins.
Réouverture totale de l’espace aérien
Sur le plan logistique et stratégique, Bamako a également annoncé la réouverture immédiate de l’espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires en provenance ou à destination de l’Algérie. Cette mesure cruciale lève définitivement les restrictions strictes qui paralysaient jusqu’alors les liaisons et les mouvements transfrontaliers entre les deux États.
Extrait du communiqué officiel :
«Ces mesures s’inscrivent dans la volonté commune de redynamiser les relations bilatérales et de renforcer la coopération entre Bamako et Alger.»
Un signal fort pour la stabilité régionale
Ce communiqué, signé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, intervient dans un contexte où la coordination sécuritaire et économique est jugée vitale pour la stabilité de la bande sahélo-saharienne.
En choisissant la voie de la décrispation, le Mali et l’Algérie s’offrent une opportunité de rebâtir un partenariat stratégique sur de nouvelles bases, fondées sur le respect mutuel et la gestion concertée des défis communs.
Bakary Mamadou COULIBALY
ÉchosMédias
