En marge de la journée internationale Nelson Mandela, a lieu la deuxième conférence de presse trimestrielle de présentation des rapports Xensa et SIRA , organisée par l’observatoire Citoyenne Contre l’impunité et pour la Recevabilité (OCCPRE). C’était ce samedi 17 juillet 2021 à la Maison de la Presse. La conférence était placée sous le thème : « le respect des libertés fondamentales en période de transition ».

Le président de la Maison de la Presse, Mr Bandiogou Danté s’est réjouie du choix porté sur la Maison de la liberté d’expression. Il a laissé entendre que les Droits Humains sont essentiels dans la vie d’un pays, les acteurs engagés ne peuvent que se donner la main pour lutter contre les éventuelles entraves, Spécifiquement, en période de transition, il faut une veille citoyenne pour plus de complémentarité.

Pour ce faire, le consortium a communiqué les résultats de ses rapports trimestriels.

Il s’agit de : Du sondage d’opinion Xensa sur la perception des citoyens Maliens eu égard à l’évolution de la transition.

Plus de 1480 personnes ont répondu au sondage dont 36% des répondants étaient des femmes et 64% des hommes, toutes catégories d’âges confondues, de toutes les localités du Mali et la diaspora, même les zones où l’insécurité est grande.

L’étude a été conduite au lendemain de la démission du président Bah N’daw et de l’avènement du M5 à la Primature. 69,9% de la population estime que le colonel Assimi Goita est légitime pour conduire la transition en tant que président. 64,9 % d’accord sur le fait que la démission du président de la transition ne doit pas avoir d’impact sur la conduite de la transition notamment s’agissant du respect du temps,18 mois, 16,7% sont neutres, et 18,5% ne sont pas d’accord.

Ce taux élevé de réponses favorables explique du fait que la charte de la transition et la constitution du 25 février, la feuille de route du gouvernement, les militaires de l’ex CNSP, n’avaient pas été remis en cause. Cette démission est qualifiée de rupture dans la continuité de la transition dont les principes et les valeurs n’ont été remis en cause.

Ces résultats illustrent parfaitement les confusions qu’il ne faut pas faire entre la légalité et la légitimité précise le rapport.

T. DOUMBIA

ÉchosMédias

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