Aux incrédules, il faut rappeler que
Le journaliste a pleinement le droit de poser un diagnostic sur une situation, à partir des faits, des analyses et de sa compréhension du contexte. Il n’est pas tenu de répondre aux attentes ou aux questions de tous, mais de stimuler la réflexion et le débat…



À force d’observer, d’écouter, de lire ce qui circule dans notre espace public, on en vient à se demander : qui dit vrai ?

Qui fait quoi ?

Et pour qui ? 

Des érudits qui s’insultent comme des badauds. 

Des insulteurs qui s’autoproclament analystes. 

Des connaisseurs qui se taisent, de peur d’être insultés. 

Des ignorants qui parlent comme s’ils détenaient la vérité. 

Et pendant ce vacarme inutile, le peuple se bat et se débat. 

Des camions-citernes sont incendiés, des chauffeurs lâchement tués, des villages attaqués. 

Mais nos FAMa, eux, ne se contentent pas de parler. 

Ils agissent. 

Ils avancent, sans bruit, sans micro, sans écharpe d’expert, pour libérer, protéger et défendre. 

Pendant que certains cherchent la lumière des plateaux, nos soldats avancent dans l’ombre de la brousse, au prix de leur vie. 
Et pourtant, peu les célèbrent. 

Le paradoxe est là, ceux qui parlent le plus ne font rien, et ceux qui font le plus ne disent rien. 

Et où sont ceux qui prétendent « voir l’invisible » ? 

Les marabouts, les charlatans, les somas, les pasteurs… tous ceux qui promettent la protection divine ?

Pourquoi ne mettent-ils pas leur « baraka » au service du peuple malien ? 

Pourquoi n’utilisent-ils pas leur prétendue puissance spirituelle contre ceux qui terrorisent, violent, tuent ? 

Il est temps de sortir de la passivité mystique. 
Qu’on les regroupe tous dans une même salle, et qu’ils montrent ce qu’ils savent faire. 
Pas pour impressionner, mais pour contribuer à la lutte contre la terreur. 

Nous ne voulons plus d’un Mali où l’ignorance se pavane en boubou doré, ni d’un pays où l’élite se bat pour son image pendant que le peuple défend sa survie. 
Il faut que les érudits deviennent des savants utiles, pas des vaniteux sonores. 

Que les ignorants s’élèvent, en écoutant, en apprenant. 

Le respect se mérite par l’action et la responsabilité, pas par les titres, les habits ou les airs supérieurs. 

Car pendant que nous perdons notre temps à nous diviser,  les FAMa, eux, gagnent du terrain. 
Ils infligent des coups durs aux terroristes, village par village, opération après opération. 
Ils ne demandent ni louanges, ni discours creux, ils veulent relever notre dignité. 

Alors, au lieu de commenter, soutenons-les. 
Au lieu de prophétiser, agissons. 
Au lieu de nous insulter, unissons-nous. 
Le Mali n’a pas besoin de mille voix discordantes. Source Le poing

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