Dans un élan de solidarité et face aux défis sécuritaires majeurs auxquels le pays est confronté, le Comité Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (CEN-SNESUP) a annoncé, vendredi 15 mai 2026, le retrait de son préavis de grève qui devait débuter le 18 mai prochain…



Cette décision, mûrement réfléchie après consultation de la base et une réunion extraordinaire du bureau syndical, marque une trêve dictée par l’intérêt supérieur de la nation.
L’appel de la patrie avant les revendications
Le contexte sécuritaire du pays a lourdement pesé dans la balance.

Le syndicat a explicitement fait référence aux «événements barbares du 25 avril 2026» pour justifier ce revirement. Par la voix de son Secrétaire Général, le Dr Coulibaly, le CEN-SNESUP a déclaré avoir privilégié un «esprit de responsabilité et de solidarité nationale».

En conséquence, le mot d’ordre est clair :
«Le CEN-SNESUP invite l’ensemble des travailleurs de l’enseignement supérieur à poursuivre normalement les activités pédagogiques, scientifiques et administratives


Par ce geste, le corps professoral et administratif de l’enseignement supérieur choisit d’éviter la paralysie des universités et des grandes écoles, garantissant ainsi la continuité des cours pour des milliers d’étudiants.

Soutien aux forces armées et hommage aux victimes

Au-delà de la suspension du mouvement social, le communiqué prend une dimension patriotique forte. Le syndicat a tenu à rendre un vibrant hommage aux victimes des récentes attaques et a réitéré son soutien indéfectible aux Forces Armées Maliennes (FAMA) dans leur mission cruciale de sécurisation du territoire national. Pour le SNESUP, la stabilité du pays dans un «Mali uni, stable et prospère» reste la priorité absolue.

La prime de recherche : Les négociations restent ouvertes

Si le syndicat fait preuve de flexibilité, il n’abandonne pas pour autant ses revendications sectorielles. Le Dr Coulibaly a profité de cette adresse pour interpeller fermement les autorités sur la question de l’application de la prime de recherche et du versement de ses rappels, des éléments jugés indispensables pour maintenir la stabilité du front social à long terme.

Toutefois, l’heure est à l’apaisement et au dialogue. Le CEN-SNESUP s’est voulu rassurant envers ses militants : la voie de la négociation est d’ores et déjà ouverte avec le gouvernement.

Le syndicat réaffirme qu’il restera pleinement engagé dans la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, mais privilégiera, pour le moment, la table des discussions plutôt que le bras de fer syndical.

Une décision saluée par de nombreux observateurs comme un acte de haute maturité civique dans un moment de fragilité nationale.

B.M COULIBALY
EchosMedias

Previous post Mali : Briser le tabou de la fistule par le pouvoir de la parole
Next post Diplomatie : Abdoulaye Diop s’entretient avec le Président de la Commission de l’Union Africaine