L’École Normale Supérieure (ENSup) de Bamako a tenu sa 12ème session ordinaire de son Conseil d’Administration ce jeudi 5 mars 2026. Entre bilan de performances et ambitions budgétaires, l’institution réaffirme son rôle de pilier dans la formation des formateurs au Mali…

Réunis sous la présidence de Mme Kadiatou Samaké, représentante du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, et en présence du Directeur général, le Dr Bérédougou Koné, les administrateurs ont validé la feuille de route d’une institution en pleine mutation.


UN BUDGET DE 2,43 MILLIARDS POUR SOUTENIR L’AMBITION


Pour l’exercice 2026, l’ENSup se dote d’un budget prévisionnel de 2,43 milliards de FCFA. Si l’enveloppe reste largement portée par les subventions publiques (90 %) et majoritairement absorbée par les charges de personnel (57,7 %), la direction affiche une volonté claire : optimiser la gestion pour dégager des marges de manœuvre.


L’un des enjeux majeurs de cette année sera le renforcement de l’autonomie financière, notamment par un meilleur recouvrement des frais de scolarité, afin de pallier la faible capacité d’investissement actuelle.


PRIORITÉ À L’INNOVATION ET À L’EMPLOYABILITÉ

Dans son allocution d’ouverture, Mme Kadiatou Samaké a salué l’héritage historique de l’ENSup tout en appelant à une mise à jour profonde de ses logiciels de formation. « La fierté du passé ne doit pas occulter les exigences du présent », a-t-elle souligné.


LE CAP EST DÉSORMAIS FIXÉ SUR TROIS AXES STRATÉGIQUES


L’excellence académique : Élever le niveau des formations et dynamiser la recherche scientifique.


L’adéquation formation-emploi : Aligner les programmes sur les réalités du marché pour garantir l’insertion des diplômés.
La modernisation du cadre de vie : Améliorer les conditions de travail et d’étude, tout en favorisant une vie de campus riche (sport, culture, environnement).


Gouvernance et transparence : le nouveau contrat social


Face à un paysage universitaire de plus en plus concurrentiel, la représentante du ministre a insisté sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire. «Notre action s’articule autour des piliers que sont la qualité, l’innovation, la transparence et la redevabilité», a-t-elle martelé.
Malgré des défis structurels de taille, l’optimisme reste de mise.

Pour la direction et le conseil d’administration, l’ENSup possède les atouts nécessaires pour rester le moteur de l’éducation malienne. L’appel à une mobilisation collective est lancé : il s’agit désormais de transformer ces orientations budgétaires en résultats concrets pour le système éducatif national.


Aissetou Cissé

EchosMedias

Previous post Sounkalo Solidarité 2026 : Le geste patriotique de Barouni Gamby soulage 500 foyers
Next post Escalade au Moyen-Orient: L’Afrique face aux secousses du détroit d’Ormuz