Une nouvelle flambée de violence a ensanglanté la région de Tombouctou. Le 1er septembre 2026, de violents combats ont opposé le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) à l’État islamique au Sahel (EIS) dans la zone d’Ekacham, près de la localité de N’Daki, à quelques encablures de la frontière burkinabè…

Selon des sources locales, le bilan de cette confrontation est particulièrement lourd. L’EIS aurait pris l’ascendant lors de ces échanges de tirs, laissant sur le terrain près d’une centaine de combattants du JNIM, dont un commandant de haut rang.

Bien que ces chiffres soient difficiles à vérifier de manière indépendante, ils témoignent de l’extrême intensité des hostilités dans cette zone reculée.

Elle intervient au lendemain de l’élimination, le 17 août, du chef de l’EIS au Burkina Faso, Abou Zeid, ainsi que du commandant Saad, tous deux tués par le JNIM. Auparavant, le 26 juillet, le JNIM avait déjà mené une attaque sanglante contre des éléments de l’EIS dans la région de Dosso, au Niger.

Cette guerre interne entre groupes armés est bénéfique pour les FAMa et leurs alliés dans l’exercice de leur mission régalienne. Pour les populations civiles de la zone de N’Daki et des environs, ces affrontements sont synonymes de peur, de déplacements forcés et d’un quotidien suspendu au gré des rivalités meurtrières.

Source : Malijet.com

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