Ce lundi 20 juillet 2026, le coup d’envoi officiel des examens de fin de cycle des Écoles de Santé a été donné au Lycée Prosper Kamara de Bamako. Entre rigueur institutionnelle et encouragements appuyés, les autorités ont rappelé l’importance cruciale de cette évaluation pour le futur du système de santé malien…


Une mobilisation institutionnelle au plus haut niveau

C’est sous un soleil solennel et au rythme de la traditionnelle montée des couleurs que s’est ouverte la session 2025-2026 des examens de fin de cycle des Écoles de Santé.

Symbolisant l’interconnexion essentielle entre l’éducation et la santé publique, le Pr Fana Tangara, Directeur général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (DGESRS), a présidé la cérémonie. Il y représentait conjointement le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, et la Ministre de la Santé et du Développement social, Dr Assa Badiallo Touré.

L’événement a réuni un parterre de personnalités administratives et pédagogiques de premier plan, notamment : Les autorités de l’Académie d’Enseignement de Bamako Rive Gauche et du CAP ;
Le Pr Moussa Tamboura, président du Centre de Bamako et Sous-directeur de l’Enseignement privé ;
Le Dr Adama Fofana, président de l’Association des Écoles de Santé Privées (AESP) ;
Les membres du Comité national d’organisation et la direction du Lycée Prosper Kamara.

Le message des Ministres : « C’est le savoir qui compte, non le simple diplôme »


Lors de son tour des salles d’examen, le Pr Fana Tangara a transmis aux candidats les mots profonds et inspirants du Pr Bouréma Kansaye. Face aux futurs professionnels de santé, le représentant ministériel a tenu un discours empreint de bienveillance mais d’une fermeté absolue quant à l’éthique.

«C’est le savoir qui compte, et non le simple diplôme», a martelé le Pr Tangara.
Rappelant que la fraude est formellement interdite et sévèrement sanctionnée par la loi malienne, il a invité les candidats à faire preuve de sérénité et à compter uniquement sur leurs propres compétences.

L’enjeu dépasse le cadre académique : il s’agit de former des médecins, des infirmiers, des sages-femmes et des biologistes médicaux d’excellence, capables d’incarner le réarmement sanitaire de la nation.

Aux surveillants, le message s’est voulu tout aussi clair : rigueur, vigilance et impartialité, mais exercées dans un climat apaisé afin de ne pas ajouter de pression inutile sur les épaules des candidats.
Les chiffres clés de la session 2025-2026
Cette année, la session enregistre une participation massive sur l’ensemble du territoire national :


Total des candidats 18 766

Niveau Premier Cycle 9 840 candidats

Niveau Licence 8 926 candidats
Filières représentées

(Licence) Sages-femmes (SF), Infirmiers d’État (IDE), Biologistes médicaux (BM)
Centres d’examen (Licence)8 centres (Bamako, Gao, Kayes, Koutiala, Mopti, Ségou, Sikasso, Tombouctou)

Focus sur le centre du Lycée Prosper Kamara (Bamako)

Principal épicentre du pôle de la capitale (qui regroupe quatre sites au total), le Lycée Prosper Kamara illustre l’ampleur du dispositif d’organisation :
1 600 candidats accueillis ;
32 salles de classe (à raison de 50 candidats par salle) ;
96 surveillants et 9 suppléants mobilisés pour garantir la transparence des épreuves.

Une ouverture symbolique vers l’avenir

C’est par le geste rituel de l’ouverture officielle de la première enveloppe scellée contenant les sujets que les autorités ont scellé le début des épreuves. Souhaitant une pleine réussite aux 18 766 candidats engagés, la délégation ministérielle a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la formation médicale un levier majeur de développement social et humain. Les dés sont désormais jetés.

Bakary Mamadou COULIBALY

ÉchosMédias

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