Bamako a vibré au rythme de la tradition le lundi 13 avril 2026. Les berges du fleuve Niger, au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, ont servi de cadre majestueux à l’ouverture de la 6e édition du Festival International de Musique Mandingue de Kéla (FIMAK). Entre chants séculaires et messages de cohésion sociale, cette édition se veut un pont entre le passé glorieux du Mandé et les défis contemporains du Mali…



C’est dans une atmosphère de ferveur et de couleurs que le coup d’envoi de la 6e édition du FIMAK a été donné. Sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, représenté pour l’occasion par son Chargé de Mission, M. Adama Koïté, l’événement a réuni artistes, autorités et amoureux de la culture pour célébrer un héritage unique.

Un devoir de mémoire et de transmission

Porté par la structure Kaïra Management Global, le Festival International de la Musique Mandingue de Kéla (FIMAK) dépasse le simple cadre du divertissement. Pour sa promotrice, Mme Cazor Amsetou Sanogo, ce festival est avant tout un «devoir de mémoire».

Placée sous le thème central du «Rôle du Mandé dans la stabilisation du pays», cette édition met en exergue les valeurs de la Charte de Kouroukanfouga comme socle de la cohésion sociale.

«La culture est un levier de paix», a martelé la promotrice, tout en saluant l’engagement des autorités maliennes pour la promotion du patrimoine national en cette année 2026. Elle n’a pas manqué de remercier les partenaires et techniciens dont le travail a permis de transformer les berges du fleuve en un sanctuaire de la diversité artistique.

La musique comme vecteur d’unité

Le parrain artistique de l’événement, le célèbre Bourama Soumano, a exprimé sa fierté de soutenir une initiative qui prône l’ouverture à l’autre.

«Nous avons répondu favorablement à cet appel car la culture, lorsqu’elle est partagée, devient un pilier de l’éducation et du savoir au service du vivre-ensemble», a-t-il déclaré, rendant un hommage vibrant au Patriarche Diabaté de Kéla pour sa bénédiction et son accueil fraternel.

Représentant le ministre de tutelle, M. Adama Koïté a félicité les organisateurs pour la qualité de la programmation. Selon lui, le FIMAK contribue directement à la sauvegarde de la musique traditionnelle du Mandé, un trésor national qui continue d’émerveiller le monde.


Un programme riche jusqu’au 19 avril

Le public présent lors de l’ouverture a pu goûter aux délices des chants traditionnels et des danses du terroir qui ont illuminé la scène. Mais le festival ne s’arrête pas là : jusqu’au 19 avril, les berges du Niger accueilleront : des prestations de musiquetraditionnelle en live ; une foire d’exposition mettant en avant l’artisanat local ; des ateliers de fo rmation et des jeux concours ; des espaces de dégustation culinaire pour découvrir les saveurs du Mandé.

En alliant ainsi la mélodie de la kora aux réflexions sur la stabilité du Mali, le FIMAK s’impose plus que jamais comme un rendez-vous incontournable de l’agenda culturel malien, rappelant que c’est dans ses racines que le pays puise la force de son avenir.
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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