Le dossier du foncier continue d’occuper une place centrale dans le débat public au Mali. L’ancien maire du District de Bamako, Adama Sangaré, est annoncé devant la justice le 5 octobre prochain dans une affaire portant sur un important litige foncier dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou…

Cette procédure judiciaire concerne également huit autres coaccusés. Selon les éléments communiqués autour du dossier, l’affaire porte sur plusieurs milliers de parcelles ainsi que sur des enjeux financiers considérables, dans un contexte où la question de la sécurisation des terres et de la transparence dans la gestion domaniale demeure une préoccupation majeure au Mali.

Un dossier foncier aux importantes ramifications

La comparution annoncée d’Adama Sangaré intervient alors que les autorités maliennes ont engagé ces dernières années une réflexion plus large sur la gouvernance foncière. Dans un pays où l’urbanisation rapide exerce une forte pression sur les espaces disponibles, les conflits liés aux terrains, aux titres de propriété et aux opérations de lotissement sont devenus des sujets sensibles.

La zone aéroportuaire de Bamako-Sénou, en raison de son potentiel économique et stratégique, représente un espace particulièrement convoité. Les litiges liés à l’attribution ou à la gestion des parcelles dans cette zone soulèvent des interrogations sur les mécanismes de contrôle, la responsabilité des acteurs publics et la nécessité d’une meilleure traçabilité des opérations foncières.

Retour sur le précédent judiciaire de 2021
Avant cette nouvelle étape judiciaire, Adama Sangaré avait déjà été concerné par une autre procédure devant le pôle économique et financier de la Commune III du District de Bamako.

En 2021, l’ancien maire avait été placé sous mandat de dépôt dans une affaire relative à la gestion d’un contrat de réhabilitation, d’éclairage et d’illumination d’édifices et de façades sur certains axes reliant l’aéroport international Modibo-Keïta de Bamako-Sénou à Koulouba.

Ce dossier portait notamment sur des soupçons de mauvaise gestion dans l’exécution d’un marché public. Les faits reprochés remontaient à une période antérieure et concernaient un contrat d’éclairage public datant de 2010.

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Source : Bamada.net

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