
Le coup d’envoi de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME) a été donné ce mercredi 3 juin 2026. Présidée par le Premier ministre, Chef du gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, cette cérémonie d’ouverture marque le début de quatre jours de débats cruciaux. Objectif affiché, briser les monopoles informationnels et redéfinir le récit africain à l’ère du numérique et des crises géopolitiques…



Un sommet historique pour les professionnels de l’information
Initié par la Maison de la Presse du Mali, le FOPAME s’impose d’emblée comme le nouveau carrefour de la réflexion médiatique sur le continent.


L’événement réussit le tour de force de rassembler un parterre exceptionnel : dirigeants de médias publics et privés, institutions régionales, universitaires, chercheurs et décideurs politiques venus des quatre coins de l’Afrique.

Le programme s’annonce intense. Durant quatre jours, à travers cinq panels de haut niveau et trois tables rondes, les participants poseront un diagnostic sans complaisance sur l’état de l’information et de la communication en Afrique.
Dès la conférence inaugurale, le ton a été donné par des figures majeures de l’espace médiatique, Bandiougou Danté, Président de la Maison de la Presse, a rappelé l’urgence d’un sursaut corporatiste.

Salif Sanogo, Président de la Commission d’organisation, a salué la mobilisation exceptionnelle des délégations.
Martin Faye, lors d’un plaidoyer vibrant, a appelé à une véritable «intégration africaine de la communication» pour faire front commun.
LE DÉFI DES RÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES : OPPORTUNITÉS ET PIÈGES
Si l’avènement du numérique, l’essor des réseaux sociaux et l’irruption de l’intelligence artificielle offrent des opportunités inédites pour éduquer, informer et rapprocher les peuples, ils comportent également des risques majeurs de manipulation. C’est sur ce fil du rasoir que le continent doit aujourd’hui naviguer.
«Qui parle de l’Afrique ?»
Général de Division Abdoulaye Maïga, Premier ministre du Mali

Face à cette interrogation rhétorique mais cruciale, le Chef du gouvernement a tracé une ligne directrice claire : l’Afrique doit acquérir sa souveraineté informationnelle. Pour le Premier ministre, cela exige une capacité endogène à produire, analyser et diffuser une information rigoureuse, équilibrée et strictement fidèle aux réalités du continent, loin des prismes déformants extérieurs.
LE SAHEL CENTRAL FACE À LA GUERRE HYBRIDE
Le Premier ministre a mis un accent particulier sur la situation des pays du Sahel central, confrontés à des défis sécuritaires complexes. Il a rappelé avec force une réalité contemporaine : les guerres ne se gagnent plus uniquement sur le terrain militaire, mais se jouent désormais dans l’arène médiatique, numérique et informationnelle. Dans ce contexte de guerre hybride, l’information devient une arme de défense nationale.
Au nom du Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre a rendu un hommage appuyé aux Forces Armées Maliennes (FAMa) ainsi qu’à l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité de la Confédération des États du Sahel (AES), engagées au quotidien pour la patrie.
DÉCONSTRUIRE LES NARRATIFS HOSTILES
En conclusion, le Chef du gouvernement a appelé les professionnels des médias à une vigilance de tous les instants pour déconstruire les campagnes de désinformation ciblant le cap de la Transition, les choix diplomatiques du Mali et la trajectoire souveraine du pays.
Saluant le leadership du Général d’Armée Assimi Goïta face aux pressions extérieures, il a invité la presse africaine à être le bouclier et la voix d’une Afrique qui s’assume.
Le FOPAME 2026 est désormais lancé, et ses conclusions textuelles formuleront, à n’en pas douter, la feuille de route de la nouvelle diplomatie médiatique africaine.
B.M COULIBALY
EchosMedias
