
Fidèle aux exigences de redevabilité et de bonne gouvernance, la Mairie du District de Bamako a tenu ce vendredi 12 juin 2026, sa séance de restitution publique de la gestion au titre de l’exercice 2025…

Devant des personnalités, représentants du ministère de l’Administration Territoriale, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des autorités traditionnelles.

Marc Dabou, l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes du District, a dressé un bilan financier positif et décliné les grandes réalisations de l’année écoulée, tout en jetant les bases des chantiers futurs.
Un excédent budgétaire de plus de 3,5 milliards de FCFA
Dans un contexte économique et urbain exigeant, la Mairie du District affiche une santé financière robuste. Conformément aux dispositions de l’article 222 du Code des Collectivités territoriales, Marc Dabou a dévoilé les chiffres clés de l’exercice 2025.
Sur un budget révisé de plus de 61 milliards de FCFA, les recettes réalisées se sont hissées à 46,59 milliards de FCFA. Face à cela, les dépenses exécutées ont été maîtrisées à hauteur de 43 milliards de FCFA, dégageant ainsi un résultat positif de plus de 3,58 milliards de FCFA.
«Ces résultats traduisent les efforts consentis par les services du District, les contribuables, les partenaires et l’ensemble des acteurs économiques malgré un contexte marqué par de nombreux défis», a salué le chef de l’administration du District.

Une performance d’autant plus notable que l’année 2025 a été marquée par une transition institutionnelle, la gestion ayant été assurée par une Délégation spéciale jusqu’en juillet, avant d’être reprise par l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes.
Assainissement, embellissement et transition énergétique au cœur des priorités
L’exercice 2025 a vu l’accélération de la mise en œuvre du Plan de Développement Économique, Social et Culturel (PDESC). L’accent a été particulièrement mis sur l’amélioration du cadre de vie des Bamakoise et Bamakoises; Salubrité publique, multiplication des opérations de désensablement, de nettoiement des voies et d’évacuation des déchets pour prémunir la ville contre les risques d’inondations.
Attractivité urbaine : restauration et entretien des places publiques, espaces verts et ronds-points emblématiques de la capitale. Sécurité et ordre public, libération et réorganisation de l’occupation des artères stratégiques pour fluidifier la mobilité urbaine.
Le volet de la transition énergétique a également marqué les esprits
Grâce aux œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la ville de Bamako a été dotée de 3.000 lampadaires solaires, réduisant ainsi la dépendance énergétique des infrastructures publiques tout en sécurisant les axes routiers.
Solidarité face au drame du Marché « Dossolo Traoré »
L’émotion était palpable lorsque Marc Dabou a évoqué le terrible incendie qui a ravagé le Marché El Hadji Dossolo Traoré dans la nuit du 15 au 16 février dernier. Au nom de la municipalité, il a réitéré sa profonde compassion aux commerçants sinistrés et a salué l’élan de solidarité nationale. Il a assuré qu’un travail de fond, soutenu par l’État, est activement en cours pour reconstruire durablement ce poumon économique de la capitale.
Un appel pressant au civisme fiscal des citoyens
Tout en se félicitant des acquis, Marc Dabou n’a pas occulté les défis structurels qui freinent encore l’essor de Bamako, la mobilisation optimale des recettes, la modernisation des marchés et le besoin de financements pour des investissements lourds.
Pour y faire face, l’autorité communale mise sur le partenariat, mais surtout sur la responsabilité de chacun. Il a lancé un vibrant appel aux populations pour qu’elles s’impliquent activement, notamment par le maintien de la propreté de leur environnement et le paiement régulier des taxes et redevances.
«La gestion d’une capitale comme Bamako est une responsabilité collective», a-t-il rappelé avec insistance avant d’ouvrir officiellement les débats. Cette journée de restitution aura pleinement atteint son objectif, offrir un espace de dialogue direct et constructif entre les gestionnaires de la cité et les citoyens, prouvant que la transparence n’est plus une option à Bamako, mais une méthode de gestion.
Bakary Mamadou COULIBALY
EchosMedias
