Le Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM) a ouvert hier jeudi à Bamako un atelier de renforcement des capacités sur les concepts liés à la migration et la gouvernance des données migratoires. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le conseiller technique en charge de la Migration au ministère des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Doudou Ben Béchir Niang, le directeur du CIGEM, Dr Aboubacrine Aguissa et Mohamed Kane de l’OIM…

L’atelier réunira pendant plusieurs jours les acteurs publics et privés intervenant sur les questions migratoires au Mali. L’objectif est d’harmoniser la compréhension des concepts et d’améliorer la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion des données migratoires. Au Mali, les systèmes existants demeurent encore fragmentés, incomplets et insuffisamment harmonisés, selon les organisateurs de l’atelier.

Dans son discours d’ouverture, le Directeur du CIGEM, Dr Aboubacrine Aguissa, a souligné la nécessité d’une compréhension commune face à la fragmentation actuelle des systèmes. Pour lui, nos institutions produisent aujourd’hui des informations sur différentes dimensions de la migration. « Toutefois, la diversité des sources, des concepts, des méthodes et des outils peut rendre difficile leur consolidation. « , a-t-il relevé.

Aux dires du patron du CIGEM, Dr Aboubacrine Aguissa, disposer de données ne suffit pas. Pour lui, il faut savoir ce que l’on mesure, pourquoi, à partir de quelle source et pour quelle utilisation. « Les travaux suivront le cycle de vie de la donnée : concepts, sources, collecte, traitement, analyse et diffusion », a-t-il souligné avant de saluer l’expertise de l’unité Displacement Tracking Matrix (DTM) de l’OIM dans le domaine.

Procédant au lancement officiel de l’atelier, le conseiller technique en charge de la migration, Doudou Ben Bechir Niang, a inscrit la rencontre dans une perspective de souveraineté décisionnelle. La gouvernance des données migratoires ne saurait être dissociée d’une connaissance rigoureuse, actualisée et maîtrisée des réalités, dira-t-il et soutenir que la migration est profondément inscrite dans l’histoire économique, sociale et culturelle de notre pays.

Rappelant la valeur très estimée de la diaspora malienne, « composante essentielle de la Nation par son attachement, ses compétences et ses investissements »,  le conseiller technique a jugé que l’action publique doit désormais comprendre pour anticiper, anticiper pour décider et décider pour agir. « Maîtriser la connaissance dans le domaine migratoire participera pleinement à notre souveraineté décisionnelle, a-t-il insisté.

MB

EchosMedias

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