L’atelier d’échanges entre Mali-Météo et le Conseil National de Transition (CNT) s’est ouvert ce lundi 29 décembre au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Il était question d’échanger brièvement sur les services météorologiques…

Dans ses propos liminaires, TANDIA Fanta TRAORÉ, directrice générale de Mali-météo a déclaré que chaque jour, la nature s’exprime dans le frémissement des vents, le murmure des rivières, le chant des oiseaux et la fragrance de la terre humide.

« Mais savons-nous encore l’écouter ? Et pourtant, depuis des siècles, nos ancêtres ont su lire les signes de la vie : le chant des oiseaux, le mouvement des nuages, la danse des vents et la respiration de la terre. Ils savaient que le ciel annonce la pluie, que la terre murmure la sécheresse, et que l’eau comme le vent, dessine le destin des récoltes et des hommes. Aujourd’hui, les temps ont changé. Les saisons sont devenues incertaines. Les phénomènes extrêmes se multiplient. Et l’homme trop souvent, détourne le regard, happé par le bruit, la vitesse et l’instantanéité. », a-t-elle noté.

Face à cette réalité, a-t-elle souligné, les uns et les autres doivent être modernes du temps et du climat. Il s’agira également de transformer l’ alerte en action, le signe en décision et le risque en souveraineté.

« Car la météorologie nous le savons, est la voix de l’avenir. Elle est la passerelle entre le ciel et l’État. Elle est l’outil par lequel l’incertitude devient responsabilité.« , a poursuivi la directrice générale de Mali-Météo en mettant l’accent sur les bienfaits de la météo.

L’INFORMATION CLIMATIQUE EST AU CŒUR DES ÉCHANGES.

Réagissant de son côté, Issiaka TEMBELY, Vice-président de la commission des travaux publics au sein du Conseil National de Transition(CNT) a rappelé le rôle du législateur, en ce qui concerne l’information climatique.

« Le climat influence directement l’économie malienne: agriculture, énergie, transport, santé et gestion des risques. Pourtant les services climatiques sont encore sous-utilisés faute d’un cadre législatif robuste. », a-t-il déclaré dans son intervention à l’ouverture des travaux.

L’objectif, explique-t-il, est de monter comment le législateur peut transformer l’information climatique, en levier economique.

B. DEMBELÉ

EchosMedias

Previous post L’ONU convoque une réunion d’urgence ce lundi après la reconnaissance controversée du Somaliland par Israël
Next post Gestion de la Commune I du District de Bamako : Des irrégularités financières de plus de 331 millions de FCFA