Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a reçu une haute délégation de la Commission de l’UEMOA menée par le Commissaire Dr Paul Koffi Koffi. Au menu des discussions : la mise en œuvre du «Livre Blanc», une feuille de route ambitieuse pour rompre avec l’exportation de matières premières brutes d’ici 2040…

Le Mali réaffirme son ambition industrielle au cœur de l’espace sous-régional. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a accordé une audience stratégique à une délégation de la Commission de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), conduite par le Commissaire chargé du Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Énergie et de l’Économie Numérique, le Dr Paul Koffi Koffi.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique de réorientation économique majeure pour l’Afrique de l’Ouest, visant à substituer l’industrialisation locale à la dépendance extérieure.

Le «Livre Blanc 2040» : Le traitement des matières premières sur place

Le cœur des échanges a porté sur le Livre Blanc de l’UEMOA, un document d’orientation stratégique qui redéfinit l’avenir économique de l’union. L’ambition affichée est claire : accélérer le développement de filières industrielles régionales à l’horizon 2040 en opérant un virage à 180 degrés.

Il s’agit de passer d’un modèle historique basé sur l’exportation de matières premières brutes à une véritable économie de transformation et de production à forte valeur ajoutée. Pour le Mali, pays producteur majeur de coton et d’or, mais aussi fort d’un potentiel agro-pastoral immense, l’enjeu est crucial.

«Le Mali accorde un vif intérêt à ces réformes communautaires. Notre département est pleinement disposé à approfondir ces discussions pour bâtir des filières industrielles compétitives, résilientes et créatrices d’emplois», a indiqué le ministre Moussa Alassane Diallo.

Cap sur la compétitivité et la création de richesse

Pour le gouvernement malien, l’alignement avec les réformes de l’UEMOA offre une opportunité de moderniser le tissu industriel national. En s’appuyant sur des chaînes de valeur régionales, le pays espère non seulement mieux protéger son économie contre les chocs extérieurs, mais aussi stimuler l’emploi des jeunes à travers des usines de transformation locales.
Le partenariat renouvelé entre Bamako et la Commission de l’UEMOA pose ainsi les jalons d’une croissance durable, portée par le label « Made in West Africa ».

Les 3 piliers du Livre Blanc de l’UEMOA (Horizon 2040)

Rupture économique : Fin de l’exportation massive de ressources naturelles sans transformation préalable. Création de valeur : Implantation d’unités industrielles locales pour générer de la richesse sur place. Résilience communautaire, Coopération accrue entre les États membres pour développer des marchés d’exportation compétitifs.
Bakary Mamadou COULIBALY
EchosMedias

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