
Le Mali réaffirme avec force sa souveraineté scientifique. Ce mardi 30 juin 2026, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Professeur Bouréma Kansaye, a officiellement ouvert les travaux de la 36ᵉ édition de la Journée de la Renaissance Scientifique de l’Afrique (JRSA)…


Un rendez-vous crucial couplé cette année à un atelier hautement stratégique : la relecture et la validation des textes du Centre national de la Recherche scientifique et technologique (CNRST).
Une science endogène pour des solutions africaines
Placée sous le thème évocateur «Adapter la Recherche africaine aux besoins de l’Afrique», cette édition 2026 ne se veut pas un simple forum de discussion, mais un véritable catalyseur d’action.
Dans un discours pragmatique et visionnaire, le Professeur Bouréma Kansaye a rappelé que la recherche et l’innovation ne sont pas des luxes, mais des nécessités absolues pour relever les défis contemporains du continent.
«Les chercheurs maliens disposent des compétences nécessaires pour proposer des solutions concrètes aux préoccupations nationales. Il s’agit désormais de leur offrir un accompagnement et un financement à la hauteur de nos ambitions», a martelé le Ministre.

Cette vision s’inscrit en droite ligne de la politique des plus hautes autorités de la Transition, qui ont proclamé la période 2026-2027 comme « Année de l’Éducation et de la Culture », érigeant le savoir et l’innovation en piliers incontournables de la refondation nationale.
L’Alliance des États du Sahel (AES) : Un front scientifique commun
L’un des faits marquants de cette 36ᵉ édition est sans conteste la dimension sous-régionale donnée à l’événement. Le Mali a eu le privilège d’accueillir les responsables de la recherche scientifique du Burkina Faso et du Niger, invités d’honneur de cette JRSA.
Pour le Ministre Kansaye, cette synergie tripartite illustre parfaitement la volonté politique de la Confédération des États du Sahel (AES) de mutualiser les intelligences, les technologies et les ressources pour le bien-être exclusif des populations sahéliennes.
Moderniser le CNRST pour piloter le changement

Au-delà des célébrations, l’agenda de cette journée intègre une réforme structurelle majeure : la refonte des textes régissant le CNRST. Cette modernisation institutionnelle vise à doter le centre de leviers plus agiles et performants pour :
Mieux piloter la recherche scientifique nationale ; Faciliter le transfert de technologies vers les secteurs productifs ;
Garantir une meilleure valorisation des brevets et innovations « Made in Mali ».
En lançant un appel vibrant aux chercheurs, inventeurs et innovateurs à poursuivre leurs efforts pour le développement du pays, le Professeur Bouréma Kansaye a officiellement déclaré ouverts les travaux, positionnant le Mali comme un carrefour de l’intelligence africaine en ce milieu d’année 2026.
B.M.C
EchosMedias
