
L’École Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC) a célébré sa Journée de l’Étudiant, marquant la clôture de l’année académique 2025-2026. Entre célébration de l’excellence et réflexions profondes sur l’avenir des médias, cette édition a mis à l’honneur la 6ème promotion de l’établissement…
Dans un contexte national complexe, l’événement a rappelé l’urgence de former des professionnels rigoureux, capables de défendre la souveraineté médiatique du pays.
Un bilan académique solide sous le signe de l’excellence

Selon Mohamed Diarra, directeur des études de l’établissement, cette manifestation s’inscrit directement sous le signe de la reconnaissance du mérite. Au-delà des distinctions académiques classiques, elle offre chaque année une vitrine essentielle aux étudiants pour exposer leurs compétences pratiques.
Cette initiative s’aligne parfaitement avec les objectifs d’une année nationale dédiée à la culture et à l’éducation. Ce succès est avant tout le fruit d’un effort collectif. La direction a profité de cette tribune pour saluer les sacrifices consentis et l’engagement conjoint des professeurs, des parents et des étudiants.
Présidée en présence de représentants ministériels et d’acteurs clés de la communication, cette cérémonie marque une nouvelle étape réussie pour l’ESJSC. L’établissement poursuit ainsi avec succès sa mission de formation et d’insertion professionnelle depuis le lancement de ses filières de formation continue en 2017.
En marge des activités officielles, la valorisation du mérite a pris une dimension toute particulière cette année. Des attestations de reconnaissance ont été décernées aux lauréats des récents concours, parmi lesquels figurent plusieurs ressortissants de l’ESJSC qui se sont illustrés par leur talent.
Cette remise de distinctions est une heureuse initiative de l’Amicale des Anciens de l’ESJSC, menée en étroite collaboration avec la direction de l’école, renforçant ainsi les ponts entre les différentes générations.
Le journalisme face à la crise : l’appel à la rigueur
Le cœur des échanges a vibré au rythme d’un thème crucial, choisi par les étudiants eux-mêmes : « Le rôle et les missions des journalistes et communicants dans un contexte de crise politique et sécuritaire au Mali ». Dans un environnement national marqué par des défis sécuritaires majeurs, les débats ont mis en lumière l’interconnexion directe entre l’information et la stabilité sociale.
Le parrain de cette promotion, M. Kalifa Nama Traoré, journaliste chevronné et membre de la Haute Autorité de la Communication (HAC), a rappelé aux futurs diplômés l’impact de leurs futurs écrits. Évoquant une sagesse ancienne selon laquelle « la parole est plus lourde que la colline », il a insisté sur l’impératif de véhiculer des informations justes, mesurées et conscientes des réalités socio-économiques du pays. Face à ces exigences, la direction des études a exhorté les apprenants à plus de responsabilité, d’assiduité et de rigueur, des qualités non négociables pour embrasser cette profession.
Les quatre piliers de la «sentinelle de l’information»
Pour le président des étudiants, Aourou Sow, les futurs diplômés ne doivent pas être de simples spectateurs, mais de véritables médiateurs entre l’État et les citoyens. Face aux guerres informationnelles actuelles, il a insisté sur l’importance vitale pour le Mali de maîtriser son propre récit médiatique.
Pour y parvenir, le leader étudiant a proposé un appel éthique fondé sur quatre piliers directeurs :
– Vérifier rigoureusement chaque fait avant toute publication ;
– Informer le public sans jamais instrumentaliser l’actualité ;
– Résister au sensationnalisme et à la course stérile au clic ;
– Placer la vérité factuelle bien au-dessus du prestige des titres.
Vers une souveraineté médiatique nationale

En devenant de véritables «sentinelles», les futurs communicateurs de l’ESJSC sont appelés à devenir les garants de la crédibilité de l’information nationale. La lutte stratégique contre la désinformation et les campagnes médiatiques hostiles ciblant le pays reste la priorité absolue.
En bâtissant une presse forte et responsable, l’école réaffirme son rôle historique : former les cadres qui apaiseront le climat social et porteront haut la voix du Mali.
Aissetou CISSÉ
EchosMedias
