Le mercredi 10 juin 2026 a été dédié au Mali à la journée mondiale de l’hygiène menstruelle sous la thématique : «Ensemble pour la promotion de l’hygiène menstruelle en milieu scolaire et communautaire». La cérémonie de lancement officiel des activités a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social Dr. Abdoulaye Guindo dans un hôtel de la place…

La journée mondiale de l’hygiène menstruelle est célébrée tous les 28 mai à travers le monde par des actions de sensibilisation contre les quelques tabous qui subsistent encore dans la gestion des menstrues dans le monde. Depuis le lundi 8 juin 2026, l’Office national de la santé de la reproduction (Onasr), a entamé des activités de sensibilisation, le lancement de l’e-campagne et une conférence animée par le directeur général de l’Onasr, Dr. Ben Moulaye Idriss Haïdara.

Pour la représentante des partenaires techniques et financiers à la cérémonie de lancement des activités de la journée, Mme Marie Consolée de l’UNFPA, cette journée mondiale est un rendez-vous crucial pour, selon elle, briser les tabous et vaincre la précarité menstruelle. «Elle nous rappelle que la santé menstruelle est une question de dignité humaine, de justice sociale, d’égalité entre les femmes et les hommes et de respect des droits fondamentaux», a-t-elle évoqué.

Dans de nombreux pays, plusieurs jeunes filles vivent l’apparition de leurs premières règles dans une totale impréparation, a confié la représentante du Fonds des Nations unies pour la population-UNFPA, Marie Consolée. Selon elle, l’absence d’informations adaptées, le poids des tabous familiaux et le manque de dialogue au sein des familles contribuent à faire de cette étape naturelle de la vie, une expérience souvent difficile.

A en croire la représentante de l’UNFPA, pour faute d’accompagnement, plusieurs adolescentes subissent l’étape des premières menstrues comme un choc. A ses dires, les conséquences sont lourdes sur leur bien-être physique, mental et émotionnel. Elle a cité entre autres : la stigmatisation, l’anxiété permanente, des risques sanitaires, voire même la déscolarisation précoce.

Force est de constater que les défis demeurent dans notre pays, a lancé le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Dr. Abdoulaye Guindo pour citer en premier : «la persistance des tabous», et d’ajouter, «l’insuffisance d’accès à des produits hygiéniques adaptés, et le déficit d’infrastructures sanitaires adéquates dans les milieux scolaires et communautaires».

Après avoir invité les communautés à œuvrer pour la levée des tabous et des stigmatisations, le secrétaire général a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les hommes et les garçons. Pour lui, la question de la menstruation est une responsabilité collective. «Nous devons collectivement faire en sorte que la menstruation ne soit plus un facteur d’exclusion, mais plutôt une dimension pleinement intégrée dans les politiques de santé, d’éducation et de développement», a-t-il conclu. 


Koureichy Cissé

EchosMedias

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