À l’instar de la communauté internationale, l’association Perspective Sahélienne a célébré ce lundi 25 mai 2026 la Journée internationale de l’Afrique. L’événement s’est déroulé à son siège situé au quartier Hippodrome de Bamako, marquant une étape symbolique dans la réflexion sur l’avenir du continent…


Pour cette édition 2026, l’association a choisi de placer les débats au cœur de l’actualité politique et culturelle de la sous-région à travers une conférence de presse axée sur le thème : «Langues nationales et renforcement de la souveraineté des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES)».


Les conférenciers ont largement souligné que la véritable indépendance d’un peuple passe indéniablement par la réappropriation de son identité linguistique.

Dans l’espace AES (Mali, Burkina Faso, Niger), la promotion des langues nationales est désormais perçue comme un pilier stratégique pour consolider la souveraineté nationale et s’affranchir des barrières culturelles héritées de la colonisation.

La rencontre était coprésidée par des figures engagées de la société civile et des médias, l’agence African Initiative, représentée par Sidiki Coulibaly, une personnalité russo-malienne active dans le rapprochement des cultures et des dynamiques géopolitiques actuelles.
Adama Djokolo Coulibaly, qui a rappelé l’urgence d’intégrer les langues locales dans les sphères de gouvernance et d’éducation. Seydou Traoré, qui a insisté sur le rôle de la jeunesse sahélienne dans la valorisation de ce patrimoine.


«On ne peut pas parler de souveraineté totale tant que nos textes de loi, nos débats politiques et nos systèmes éducatifs ignorent les langues parlées par la majorité de nos populations», a résumé l’un des intervenants.


Au-delà de la dimension culturelle, cette conférence de presse a servi de plaidoyer pour un Sahel uni et fort. Les participants ont salué les efforts des pays de l’AES pour bâtir un espace de coopération sécuritaire et économique, tout en rappelant que le ciment de cette union reste la culture et la fierté d’être Africain.

La journée s’est clôturée au siège de Perspective Sahélienne par des échanges, ouvrant de nouvelles perspectives sur la manière dont le Mali et ses voisins peuvent utiliser la richesse de leurs langues pour sceller définitivement leur autonomie.

Bakary Mamadou COULIBALY

EchosMedias

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