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A la faveur d’une conférence débat, le Mali à célébré le dimanche 8 mai à la Maison de la presse la Journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « l’Etat de la liberté de la presse en cette période de transition au Mali », C’était sous la présidence du doyen et l’ancien ministre Gaoussou Drabo de la Haute Autorité de la Communication (HAC) en présence de la représentante de l’Unesco, Djénéba Mariko, des partenaires, du Président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, Mahamadou Talata Maiga, l’administrateur général de la maison de la presse et un parterre d’acteurs de médias.

Dans son discours d’ouverture, Gaoussou Drabo a surtout insisté sur le professionnalisme dont les journalistes devront faire preuve afin qu’ils puissent mener leurs activités librement et aider le pays à faire face à certains problèmes notamment sécuritaires qui sont souvent ravivés par les fake-news. Pour lui, la liberté de la presse est l’enfant de la révolution de mars 91 qui a été une lutte difficile et compliquée. Et d’après lui nous dévons faire en sorte que les journalistes continuent encore de bénéficier des avantages de cette lutte.

Dans son intervention, le président de la maison de la presse, Bandiougou Danté a déclaré « Cette année, à cause de la situation sociale et économique précaire du pays, ils ont opté pour un format de célébration simple très significative dans l’honneur et la dignité. Le pays est confronté a d’innombrables défis qui menacent le quotidien de tout un chacun et jouent sur le fonctionnement de l’Etat. Pour toutes ces raisons, la Journée mondiale de la liberté de la Presse a été célébrée ce 8 mai en lieu et place du 3 mai comme précédemment. Le président a également souligner, cette journée est célébrée dans un contexte marqué par la disparition prolongée du journaliste Birama Touré depuis six ans, l’enlèvement et la détention forcée de Hamadoun Nialibouly de la radio Dandé de Douentza depuis le 27 septembre 2020, de Moussa Bana Dicko de la radio Dandé Hairé de Boni, d’Olivier Dubois, journaliste français vivant au Mali, depuis dix ans avec sa famille, enlevé le 8 avril 2021, il y a un an jour pour jour. « Nous avons maintes fois attiré l’attention des plus hautes autorités de notre pays sur leur situation. L’occasion est bonne à rappeler Bandiougou Danté, cette journée est également célébrée dans un contexte marqué par la précarité sans précédent dans laquelle est plongée la presse malienne. Cette précarité a comme conséquences, l’absence de l’aide publique à la presse, la parution irrégulière des journaux, la diminution des heures d’émissions des radios , sinon la fermeture pure et simple, l’incertitude sur la vie même des télévisions confrontées aux lourdes charges et à une concurrence déloyale impitoyable et une presse en ligne qui ne demande que l’adoption de ses textes lui permettant de nettoyer son espace.

Faut-il rappeler, au Mali la presse fut parmi les acteurs principaux de la naissance de la démocratie et cette presse malienne plurielle a connu un parcours contrasté, aujourd’hui « elle a besoin de l’assistance de tous les défenseurs de la liberté et de la démocratie et des droits de l’homme ». Elle a besoin d’une réelle volonté politique par l’adoption des nouveaux textes, condition sine qua non, à la refondation nationale », a indiqué le président de la maison de la presse.

La conférence-débat animée par l’administrateur général, Mahamadou Talata Maiga dans un cours magistrale a passé au peigne fin, l’état des lieux de la presse Malienne, la sécurité des journalistes, l’accès aux citoyens de l’information, l’éthique et la déontologie, les dispositions de la loi sur la cybercriminalité, et insister entre autres sur la dépénalisation sur les délits de presse, qui peut entrainer la fermeture des organes de presse, il a également souligné que la maison de la presse et ses partenaires ont mener des actions dans ce sens pour alléger les sanctions et avoir le juste milieu. Sur l’aide à la presse, l’administrateur général dira, la volonté politique doit être de mise et conseiller aux acteurs d’aller vers des entreprises de presse. L’accent a été mis sur la sécurité sociale et la protection des journalistes et la création d’un climat de confiance entre la presse et la transition pour que vive un Mali refondé. A la lumière des interventions des acteurs il est convenu d’assainir le secteur à travers des instruments juridiques et législatifs pour améliorer les conditions de vie et travail des journalistes.

Alassane cissé

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