Les responsables des services centraux et assimilés et des juridictions du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ont précédé, ce jeudi 20 mars 2025, à la remise de des rapports annuels d’activités (2024) au Garde des sceaux, Mamoudou KASSOGUE. Pour la deuxième fois consécutive, Cette cérémonie qui avait pour cadre la salle de conférence du département de la justice marque  un tournant décisif dans la quête de modernisation et de redynamisation de la justice malienne…

Une initiative du ministre de la Justice et des droits de l’homme,  cette cérémonie symbolique a résonné comme l’acte fondateur d’une nouvelle ère de transparence, de redevabilité et de culture du résultat au sein de l’institution judiciaire malienne.

Loin d’être un simple exercice administratif, cette démarche pionnière vient consacrer l’avènement d’une philosophie de bonne gouvernance, où chaque responsable est désormais comptable des résultats de sa gestion devant ses pairs, ses subordonnés et la Nation toute entière.

Des différente intervention, il ressort que  l’année 2024 a été celle de la poursuite des réformes gigantesques et atypiques entreprises et de la consolidation de certains acquis dont il a été largement question lors de la clôture de la 3ème édition de la semaine de la justice de l’année 2024.

Pour le Secrétaire Général, Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, cette cérémonie « donne la mesure de la plénitude des responsabilités de chaque responsable de service et constitue un devoir de reddition de compte et institue la culture du résultat ».
Faisant l’état des lieux de l’année écoulée, le Dr Boubacar Sidiki DIARRAH, a fait savoir que dans le domaine de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière plus de 400 milliards recouvrés, régularisés, payés en caution ou en dommages-intérêts, comme indiqué par le Garde des Sceaux à la clôture de la 3ème édition de la semaine de la justice;
De même, dans le domaine du renforcement de capacité des ressources humaines 316 auditeurs ont été recrutés pour un nombre total de magistrat de 499 en décembre 2024.

Ces recrutements inclut aussi 240 greffiers en chefs ; 125 fonctionnaires de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée recrutés;
Dans le domaine du contrôle interne; la systématisation des missions d’inspection des services judiciaires s’est poursuivie en 2024 avec 16 juridictions, 16 Maison d’arrêt et 4 pénitenciers agricoles contrôlés.

Aussi, 13 faits signalés; 450 appels sur le numéro vert Binkani Kunafoni de l’Inspection dont suite a été donnée.
Dans le domaine de l’administration pénitentiaire, il y a eu  22 cas  transfèrements impliquant un nombre total de 1750 détenus, sur Kéniéroba, Koulikoro; Bla; Fana; Dioïla.

Ces transfèrements ont permis de diminuant drastiquement la surpopulation carcérale au niveau de la Maison Centrale d’arrêt de Bamako qui est passée  4500 détenus en 2023 à 3750 l’année passée.

Au niveau du département de la justice, les perspectives pour l’année 2025 se veulent également très ambitieuses et se résument notamment au nouveau programme décennal de la justice 2025-2034 en cours de finalisation ; au Logiciel de gestion des dossiers judiciaires donnant corps à la dématérialisation des procédures judiciaires, en cours de finalisation ; à l’Informatisation du registre du commerce et du crédit mobilier et du fichier national, en cours de finalisation ; à l’Informatisation du casier judiciaire, en cours de finalisation, etc.
Pour le ministre KASSOGUE, cette cérémonie fait partie pour autant des progrès et avancées enregistrés par notre Département, ces trois dernières années.

Ainsi, l’occasion était bonne de  rappeler quelques-unes de ces mesures innovantes qui ont changé le visage de la justice de notre pays, à savoir : le renforcement des mesures de contrôle interne ; l’amélioration des méthodes, des outils et des procédures ; l’utilisation rationnelle des ressources publiques ;  la célérité dans le traitement des dossiers ; l’ouverture et la disponibilité pour être à l’écoute des citoyens.

Au-delà des avantages en termes d’organisation qualitative du travail profitable aux responsables des services, ces mesures innovantes, a-t-il fait savoir, ont donné un réel espoir à nos concitoyens quant à la bonne administration et la bonne distribution de la justice dans notre pays qui constituent, indéniablement, des facteurs importants pour la paix et la stabilité sociale sans lesquelles il ne peut y avoir de développement socio-économique.

Elles ont permis d’inverser positivement l’opinion du citoyen et renforcer sa confiance en l’institution judiciaire, l’indice de confiance en la justice ayant évolué de nos jours de 30% à 72%.

«Les résultats concrets, historiques ayant changé, positivement, le visage de la justice de notre pays, sont le reflet d’efforts perpétuels et d’amélioration constante sur les différents segments du fonctionnement de la justice, à la fois, au quadruple plans administratif, institutionnel, juridique et judiciaire», a-t-il dit.

Avant de terminer, il a tenu à saluer les efforts déployés par les Chefs de Juridictions et de Parquets pour la production de leurs rapports annuels respectifs, qui démontrent, par-là, leur sens élevé du devoir, de redevabilité et d’esprit de responsabilité.

Abdoulaye OUATTARA

ÉchosMédias

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