
Le Conseil régional de la société civile de Kidal a condamné avec la plus grande fermeté les attaques coordonnées du 25 avril 2026, menées par le GSIM/JNIM, affilié à Al-Qaïda, en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), contre plusieurs villes du Mali, dont Kidal, Gao, Mopti, Sévaré, Kati et Bamako…
Dans un communiqué en date du 29 avril 2026, signé par son président, Sidi Mohamed Ag Almoctar, l’organisation dénonce que la situation sécuritaire et humanitaire à Kidal est dramatique. Sous la menace directe des terroristes, des populations fuient la ville vers des destinations inconnues, abandonnant maisons, biens et moyens de subsistance.
Le communiqué fait état de familles entières, notamment des femmes, des enfants et des personnes âgées, errant sans protection et exposées à la faim, à la soif et à l’insécurité.
Dans la ville, les commerces auraient été vandalisés et pillés, tandis que des habitations ont été systématiquement saccagées. Le Conseil dénonce également, avec horreur, des agressions sexuelles commises contre des femmes et des filles, qualifiant ces actes de crimes de guerre et de violations massives des droits humains imputées au FLA et au JNIM.
Le Conseil régional rend hommage à toutes les victimes de ces attaques et salue la mémoire des civils tués à Kidal, Gao, Mopti et Bamako. Il s’incline également devant la bravoure des Forces armées maliennes tombées au champ d’honneur.
Le communiqué déplore particulièrement l’assassinat du général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense, tué lors de l’explosion de sa résidence à Kati, et exprime sa compassion aux familles endeuillées, aux blessés, aux victimes de violences et aux personnes déplacées.
Par ailleurs, le Conseil affirme que le FLA et le JNIM ne parlent pas au nom des populations de Kidal et accuse ces groupes de vouloir semer la mort, la désolation et la division. Il rappelle que la reprise de Kidal par les FAMa en novembre 2023 constituait une étape majeure dans la reconquête de la souveraineté nationale, estimant que les événements du 25 avril visent à remettre en cause cet acquis.
Face à la gravité de la situation, l’organisation appelle à une mobilisation nationale et invite les populations à rester unies derrière les autorités de la Transition et à soutenir les Forces armées maliennes engagées sur les différents fronts.
Makan SISSOKO
Source L’Essor
