Le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga a présidé lancement du 12ème Programme de stage de formation professionnelle. C’était hier lundi 20 septembre 2021 au Centre international de conférences de Bamako (CICB) en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bakary Doumbia ; le Chef de file des partenaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), Yaya Zan Konaré, entre autres.

L’objectif de ce programme destiné aux de 2.000 jeunes diplômés, dont plus de 50% en stage dans les services publics, parapublics, les Collectivités territoriales et les ONG nationales et internationales implantées au Mali, afin de s’imprégnation, de se familiariser avec l’environnement de l’administration, d’acquérir une première expérience professionnelle et de renforcer leurs aptitudes pour mieux préparer leur accès aux emplois publics, parapublics et privés.

Au cours de son intervention, au ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Bakary Doumbia a évoqué que cette cérémonie de lancement est l’aboutissement d’une volonté politique des autorités de la Transition mais également la preuve de la détermination de nombreux acteurs des secteurs public, parapublic, privé, des ONG et Organisations de la société civile, de trouver des solutions idoines et durables à l’épineuse question de l’emploi en général et celui des jeunes en particulier.

Il a rappelé que le programme de stage de formation professionnelle, auparavant appelé «Volontariat» de l’APEJ, a bénéficié, depuis 2004, à 43.162 jeunes diplômés, dont 51% de femmes pour un coût total de 12 milliards de FCFA environ, entièrement versés sous forme d’allocations de déplacement, de restauration et de sécurité sociale.

Parallèlement, l’APEJ a placé 11.974 jeunes diplômés en stage de qualification dans les entreprises privées.

Aussi, il a souligné que les stages de l’APEJ ont démontré leur efficacité : « une récente étude d’évaluation menée par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) a fait ressortir que concernant les 7è, 8è, 9è, 10è programmes qui ont bénéficié à 19.736 jeunes, 73,60% des stagiaires ont obtenu un emploi et 3,10% un programme supplémentaire de formation.

La même enquête a estimé que 82,70% des structures d’accueil ont effectivement besoin de ces stagiaires pour améliorer leur performance. Leur profil est essentiellement composé de détenteurs de la licence et de la maîtrise, soit 49,02%.

Avant de rassurer que son département sera à l’écoute de toutes les contributions et fera tout son possible pour concrétiser les initiatives des jeunes. Il a recommandé aux jeunes d’oser entreprendre et de ne plus attendre d’hypothétiques circonstances.

Le chef de file des partenaires de l’APEJ, Yaya an Koné s’est réjoui de constater que leur partenariat a permis la formation et l’encadrement de près de 50.000 jeunes, dont certains insérés dans la vie active déjà, depuis le premier programme de stage de formation professionnelle.

Même si les stages de formation successifs ont donné des résultats aussi probants qu’encourageants. Avant d’inviter à renforcer le financement de l’APEJ notamment en restaurant la taxe emplois jeunes.

Au nom des partenaires, il a souhaité la mise à disposition de plus de moyens d’action pour davantage de jeunes bénéficiaires. Réitérant leur engagement à inculquer aux jeunes les talents et les valeurs qui font la marque des travailleurs productifs et responsables.

Le directeur général de l’APEJ a exhorté les jeunes bénéficiaires à la discipline professionnelle. Mamadou Ba les a engagés au respect de l’administration, de la hiérarchie, à la loyauté, à la confidentialité des documents auxquels ils auront accès.

Et à privilégier la recherche de résultat, a-t-il insisté. Au nom de ses camarades bénéficiaires, Fousseyni Condé a pris l’engagement de mettre tout en œuvre pour effectuer le stage avec dévouement, don de soi, assiduité et ponctualité.

Quant au Premier ministre a rappelé que ce programme, dont l’importance n’est plus à démontrer, avait connu une suspension depuis quelques années, due à certaines contraintes que le gouvernement de la Transition a levées, afin de donner à la jeunesse l’opportunité de se former, de toujours mieux se former pour être apte à relever les exigences du monde du travail et de participer au développement de notre pays.

Il a souligné que la jeunesse représente le présent et l’avenir de toute nation, dont elle est la force vive.

« Il est attendu de la jeunesse qu’elle agisse avec dévouement et toute l’énergie qui la caractérise pour faire évoluer positivement la société. C’est en reconnaissance de ce rôle combien important dans l’architecture du gouvernement de la Transition, que l’essentiel des départements ministériels intègrent la dimension jeunesse dans leurs actions de tous les jours.

Les jeunes sont au cœur de la construction du nouveau Mali, du Mali Kura que nous espérons de tous nos vœux et pour laquelle nous œuvrons au quotidien», a déclaré Dr Choguel Kokala Maïga.

Selon lui, le gouvernement, suivant les directives du président de la Transition, mènera toutes les actions voulues qui aideront la jeunesse à être plus engagée et travailleuse au service du Mali, à la hauteur des enjeux d’aujourd’hui et de demain qui, pour lui, sont d’abord des enjeux de formation, d’excellence et de compétition dans un monde de mondialisation.

En effet, il a engagé l’ensemble des membres de son équipe à continuer à accorder l’attention requise aux besoins et préoccupations de la jeunesse, afin que notre Nation se donne les moyens de l’émergence et de la compétitivité.

Les temps forts de la cérémonie ont été marqués par la signature de conventions de placement des stagiaires entre le directeur général de l’APEJ et les différents partenaires, la formulation du serment, ainsi que la remise du fanion par le Président du CNJ, Habib DAKOUO, au porte-parole des stagiaires.

Aïssétou Cissé

ÉchosMédias

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