
C’est un vent d’enthousiasme inédit qui a soufflé sur le Palais des Sports Salamatou Maïga. En annonçant officiellement le retour de la Biennale Sportive, prévue du 7 au 16 août 2026, les autorités de la Transition rouvrent une page majeure de l’histoire du sport national. Portée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, M. Abdoul Kassim Fomba, cette grande fête populaire se veut le symbole d’une jeunesse rassemblée et d’une nation unie…


Une renaissance historique au cœur du «Mali Kura»

Interrompue pendant de nombreuses années, la Biennale Sportive renaît de ses cendres. Bien plus qu’une simple compétition, cet événement constitue la pierre angulaire de la politique de refondation de l’État, directement issue des Assises Nationales de la Refondation (ANR).
En s’inscrivant dans la vision prospective «Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma» et dans le sillage des États généraux du Sport tenus en avril 2025, l’exécutif entend redonner au sport de masse toutes ses lettres de noblesse.
Placée sous la haute présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État, cette rencontre nationale jettera un pont entre les générations : une opportunité de découverte exaltante pour les plus jeunes et un retour aux sources empreint d’émotion pour les aînés.
La jeunesse dans l’arène : 1 840 participants attendus

Du 7 au 16 août 2026, la capitale malienne vibrera au rythme des exploits de sa jeunesse. L’événement s’annonce d’une ampleur inédite : les dix-neuf régions administratives du pays ainsi que le District de Bamako dépêcheront leurs plus brillants ambassadeurs. Au total, ce sont 1 840 jeunes de moins de 20 ans (à raison de 92 membres par délégation, athlètes et officiels compris) qui feront le voyage.
Sur les terrains emblématiques des stades Ouezzin Coulibaly et Mamadou Konaté, les athlètes s’affronteront dans cinq disciplines phares :
Athlétisme (filles et garçons)
Basketball (filles et garçons)
Football (garçons)
Lutte traditionnelle (vitrine du patrimoine et de la force ancestrale)
Jeu d’échecs (symbole de stratégie et d’agilité intellectuelle)
Bamako au rythme des «Villages Biennale»
Pour loger les délégations, la solidarité nationale s’est rapidement mise en place.
Cinq sites stratégiques ont été réquisitionnés :
Le groupe scolaire Mamadou Diarra (Médine)
L’école Jean Richard (Médine)
Darsalam 2ᵉ Cycle
Le groupe scolaire de Tomikorobougou
L’école Amadou Ly (Badialan)
Mais la célébration dépassera largement le cadre des terrains. Les «Villages Biennale» transformeront Bamako en un carrefour vivant de culture et de citoyenneté. Au programme de cette semaine festive : panels thématiques, soirées musicales, campagnes de sensibilisation, journées civiques et les traditionnels feux de camp pour des nuits de contes inoubliables.
Un appel à l’unité et au « Diatiguiya »
Un appel vibrant a été lancé à l’ensemble des forces vives du pays — ministères partenaires, collectivités, mouvement sportif, médias et partenaires techniques — pour faire de cette édition un succès retentissant.
Un message tout particulier s’adresse aux habitants de la capitale : faire rayonner le « Diatiguiya », ce sens inné de l’hospitalité malienne, afin d’offrir aux délégations venues de toutes les régions un accueil chaleureux et inoubliable.
