La semaine dernière, Abdoul Karim Doumbia et Karim Doumbia du village de Molobala, dans la Commune rurale de Dialakoroba, à Kati, émissaires du village, ont animé une conférence de presse pour dénoncer un litige foncier qui continue malgré une grosse de la Cour suprême…

Selon les deux conférenciers, Abdoul Karim Doumbia et Karim Doumbia, les deux villages Molobala et Karassana, sont en litige foncier pour un espace à vocation culturelle depuis un bon moment. A les en croire, dès les débuts du litige, les chefs de villages avoisinants, ont dit que le lieu litigieux revient de droit à Molobala. Malgré ces interventions, le litige s’est retrouvé devant la justice.

Depuis, les premières instances au tribunal de Ouélessebougou, le village de Molobala aurait été mis dans son droit, et déclaré propriétaire du site objet du litige. Le même verdict, aux dires des conférenciers, a été confirmé par la Cour d’appel et la Cour suprême. Lors de la conférence de presse, les deux émissaires ont présenté à la presse une copie d’un certificat de non recours, datant de mai 2024 mettant fin à la procédure judiciaire.

«Munis des documents de justice, grosse judiciaire et certificat de non recours, nous sommes allés voir le procureur près le tribunal de Ouélessebougou pour lui notifier les décisions de la justice. Le procureur à son tour, appela le chef du village de Karassana et trois
conseillers pour les mettre au courant de la décision. Le procureur nous a ensuite autorisés à borner l’espace concerné avec l’aide d’un géomètre. Chose que  nous avons faite», a raconté Abdoul Karim.

Après ces faits, ils ont, l’année derrière, essayé de jouir du site. Le géomètre, en plus de trois personnes et le nommé Karim Doumbia auraient été agressés par les jeunes du village de Karassana. Ils auraient même laissé Karim Doumbia pour mort, selon les dires d’Abdoul Karim.

Depuis lors, les habitants de Molobala n’ont plus remis les pieds sur les lieux par crainte d’affrontements et tout ce qui pourrait s’en suivre. «Cela, malgré leur grosse judiciaire et leur certificat de non recours», regrette Karim Doumbia, celui-là même qui avait été agressé et laissé pour mort. «Nous avons une décision de la plus haute juridiction du Mali, la Cour suprême mais la jeunesse de Karassana, s’oppose à la décision», dénoncent-ils.

Voulant toujours rester derrière la justice, les ressortissants de Molobala ont écrit au ministre de la Justice pour exposer la situation, mais n’ont pas eu gain de cause. «Nous ne voulons pas faire comme eux, mobiliser des jeunes pour aller jouir de nos droits car nous savons ce qui s’en suivra, donc nous demandons aux autorités d’intervenir et d’exécuter la grosse que nous avons. Nous prenons l’opinion publique à témoin, à travers cette conférence de presse», a dit Abdoul Karim Doumbia.
K CISSÉ

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