
Le Mali a décidé de passer à la vitesse supérieure dans sa lutte contre la consommation de chicha en adoptant un nouvel arrêté interministériel qui renforce considérablement le dispositif en vigueur. Signé le 7 juillet 2026, ce texte abroge l’arrêté du 15 août 2022 et instaure une interdiction totale de la chicha sur l’ensemble du territoire national…
Désormais, sont interdits l’importation, la production, la distribution, la vente, la commercialisation, la détention, la publicité, l’apologie et l’usage de la chicha (narguilé), du tabamel, des arômes qui lui sont destinés ainsi que de tout dispositif similaire.
Le nouvel arrêté prévoit un important durcissement des peines à l’encontre des contrevenants.
La production et l’importation sont punies d’une peine de 1 à 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 5 à 15 millions de FCFA.
La distribution et la commercialisation exposent leurs auteurs à 1 à 3 ans de prison et à une amende pouvant atteindre 3 millions de FCFA.
La détention de chicha est également réprimée par une peine de 3 à 12 mois d’emprisonnement assortie d’une amende pouvant aller jusqu’à 2 millions de FCFA. L’usage, la publicité et l’apologie de ce produit sont eux aussi passibles de sanctions.
En cas de récidive, les peines prévues sont automatiquement doublées.
Le texte prévoit également des mesures administratives complémentaires. Tout établissement servant de lieu de stockage ou de consommation de la chicha pourra être fermé pour une durée de 6 à 12 mois, avec une fermeture définitive en cas de récidive.
Les produits, appareils et accessoires saisis seront systématiquement détruits aux frais des contrevenants.
L’arrêté a été signé conjointement par les ministres chargés de la Sécurité, de la Justice, de la Santé, de l’Économie et des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de la Jeunesse et des Sports. Son application est confiée notamment aux services de la Police nationale, de la Gendarmerie, des Douanes, du Commerce, de l’Industrie et de l’Office central des stupéfiants.
À travers cette réforme, les autorités entendent protéger la santé publique, préserver la jeunesse et lutter contre les pratiques jugées dangereuses pour la société, en renforçant le cadre juridique de la lutte contre la chicha.
Source : Malijet
