
Ce jeudi 18 décembre 2025, la salle de conférences du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a abrité les travaux de l’atelier d’information et de sensibilisation des organisations de la société civile sur l’apatridie, la loi portant statut de l’apatride, ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation…
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef de cabinet du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Bakary Soliba Coulibaly, représentant le Garde des Sceaux. Elle s’est déroulée en présence de représentants du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), des directions des affaires juridiques, des ordres professionnels, des associations de magistrats et d’avocats, des plateformes engagées dans la défense des droits humains, économiques, sociaux et des droits de l’enfant, ainsi que des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et des médias.
Dans son allocution, le représentant du Garde des Sceaux a souligné l’urgence d’agir face aux conséquences de l’apatridie, notamment dans un contexte marqué par les déplacements forcés de populations. « Compte tenu du lien évident entre l’apatridie et les mouvements forcés de population, il est nécessaire d’informer et de sensibiliser les groupes affectés, tout en impliquant la société civile, qui joue un rôle essentiel dans la protection des droits humains », a-t-il déclaré.
Le chef de cabinet a salué les efforts appréciables déployés par l’État malien dans la lutte contre l’apatridie, citant notamment la création d’une commission dédiée à l’octroi de la nationalité aux personnes éligibles, ainsi que l’adoption de mesures législatives et institutionnelles visant à prévenir et à combattre ce phénomène.
Parmi ces avancées figure la loi n°2011-087 du 30 décembre 2011, portant Code des personnes et de la famille, qui prévoit des dispositions protectrices. « Ce texte permet à tout enfant né au Mali de parents inconnus, apatrides ou dans l’impossibilité de transmettre une nationalité, d’acquérir la nationalité malienne dès sa naissance », a-t-il rappelé.
L’atelier vise également à renforcer les capacités des acteurs impliqués dans l’identification des causes, des manifestations et des conséquences de l’apatridie. Il permettra d’explorer la nationalité comme solution corrective, tout en examinant les garanties nécessaires à la protection de l’intérêt national dans le cadre de l’octroi de la nationalité à des personnes étrangères ou apatrides.
Cette rencontre intervient dans un contexte sécuritaire marqué par des attaques contre les services publics, la destruction d’archives, des déplacements forcés et des difficultés d’accès aux documents d’identification. Pour les experts et les représentants de la société civile, cet atelier constitue une opportunité de dialogue, de partage d’expériences et de formulation de solutions durables pour éradiquer l’apatridie au Mali.
Source Ministère de la Justice











