
À l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de destruction des armes légères et de petit calibre (habituellement célébrée le 9 juillet), le Secrétariat Permanent de Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de Petit Calibre (CNLPAL) a abrité ce jeudi 30 juillet 2026 une cérémonie symbolique et stratégique au cœur de ses locaux à Bamako…
Placée sous la présidence du Colonel Mamadou Sougouna, conseiller technique au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, la rencontre a réuni de personnalités diplomatiques, militaires, administratives et coutumières, sous la conduite dynamique de la maîtresse de cérémonie et chargée de communication, le Lieutenant Fatoumata Diarra.
Plus de 360 armes détruites : de la sensibilisation à l’action concrète
Dans un contexte sécuritaire sous-régional complexe, la prolifération incontrôlée des armes légères alimente l’insécurité, le terrorisme et le grand banditisme. Pour répondre à ce défi, le Mali mise sur une approche globale mêlant sensibilisation, collecte et destruction des stocks illicites ou obsolètes.
Au terme des récentes campagnes de sensibilisation menées à travers le pays, plus de 360 armes et munitions ont été récupérées puis détruites, en stricte conformité avec les normes internationales et régionales de traçabilité et de sécurité.
«La destruction des armes n’est pas un simple acte technique ou administratif. Elle est un acte concret de prévention. Chaque arme détruite représente un risque en moins pour nos populations et une contribution directe à la sécurité de nos familles», a souligné le Directeur général du Secrétariat Permanent dans son allocution.

Une mobilisation inclusive : «Chaque arme détruite est une vie sauvée»
Interrogé à l’issue de la cérémonie, le Colonel Mamadou Sougouna, représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a rappelé la portée symbolique et humaine de cet événement, «Cette journée est un hommage aux victimes tombées sous le coup de ces armes, mais aussi un appel à la sensibilisation. Chaque arme détruite est une vie sauvée. Le travail du Secrétariat permanent n’est pas une action isolée : c’est un devoir collectif. Nous avons besoin de l’implication de tous – autorités traditionnelles, société civile, femmes, jeunes et médias – pour éradiquer ce fléau.»

Le représentant du ministére de la sécurité et de la protection civile a également souligné que dans le contexte actuel du Mali et de l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES), la sécurisation du territoire et la restauration de la paix restent les conditions préalables indispensables à tout développement durable.
Le Mali réaffirme ses engagements internationaux et régionaux
Cette journée de destruction s’inscrit pleinement dans les cadres de référence internationaux et continentaux ratifiés par le Mali, notamment : Le Programme d’action des Nations Unies sur les armes légères ; Le Traité sur le commerce des armes (TCA) ; La Déclaration de Bamako, texte fondateur pour une position africaine commune face au trafic d’armes.
En réaffirmant sa volonté de renforcer la gestion physique et la sécurisation des stocks d’armes et de munitions, le Mali démontre sa détermination à assécher les flux illicites et à consolider la paix, non seulement sur son territoire, mais également aux côtés des pays voisins et partenaires stratégiques.
Bakary Mamadou COULIBALY
EchosMedias
