
Une manifestation de solidarité envers Cuba s’est tenue ce mardi 17 février 2026, devant l’ambassade cubaine à Bamako. Elle réunissait des organisations de la société civile malienne, des acteurs politiques et des représentants diplomatiques. Les participants ont dénoncé le renforcement des sanctions américaines et exprimé leur soutien à La Havane…
Un étranglement énergétique dénoncé
La Chargée d’Affaires cubaine, Viviana Hernández Fonseca, a salué la fidélité historique du Mali.

Elle a décrit une intensification sans précédent des sanctions en 2026, évoquant un «étranglement énergétique» visant à provoquer une crise humanitaire pour forcer un changement de régime. Inscrivant cette lutte dans l’héritage du centenaire de Fidel Castro, elle a souligné la convergence de destin entre Cuba et l’Alliance des États du Sahel (AES) face à l’impérialisme.
L’impact social au cœur des préoccupations






Pour Alassane Sanogo, représentant de l’Association Malienne des Anciens Étudiants de Cuba (AMEC) et le Docteur Mohamed Kassoum Djiré, représentant des médecins formés sur l’île, les enjeux sont vitaux.
Ils ont rappelé que les sanctions menacent un modèle social exemplaire, mondialement reconnu pour l’éradication de la poliomyélite et la gratuité des soins. « Soutenir Cuba, c’est protéger des acquis en santé et éducation qui profitent au monde entier », a martelé le Dr Djiré.
De son côté, Mme Touré Yadira Téllez Barrientos, Présidente de l’Association des Cubains résidant au Mali, a condamné l’illégalité de cet embargo en vigueur depuis 1962, tout en exprimant sa gratitude envers le peuple malien.
Une lecture géopolitique et révolutionnaire

Le ton est monté avec les interventions de Nouhoum Keita du Forum Civique et de Mahamadou Drissa Tangara de l’Association pour le Développement et Human Rights (ADHR), qui voient dans la politique américaine une «lutte des classes globale».
Selon eux, l’administration américaine actuelle comme le bras armé d’intérêts financiers cherchant à briser tout modèle alternatif de souveraineté.

Enfin, Aminata Dramane Traoré a conclu en qualifiant les pressions sur Cuba et le Venezuela de «terrorisme d’État».
S’inspirant de l’écrivain Eduardo Galeano, elle a affirmé que les pays de l’AES et Cuba partagent un passé de spoliation mais surtout une nécessité de résistance commune. «La férocité du système impérialiste est évidente, mais la victoire de la souveraineté est inévitable», a-t-elle déclaré.
Cette mobilisation de 2026 confirme que, malgré la distance géographique, Cuba demeure pour une partie de l’opinion malienne un symbole de résistance et un partenaire moral incontournable.
Aissetou Cissé
EchosMedias
