Le Mali prépare activement sa relève technologique. Le vendredi 7 août dernier, la Success Academy a réuni de nombreux enfants à l’Institut Sacré-Cœur de Baco-Djicoroni ACI pour une masterclass d’initiation à la robotique et à l’électronique…


Co-animé par l’électronicien et fondateur de Donifab, Youssouf Sall et l’expert en robotique Ildevert Dacko. Cet événement s’est donné pour mission de former dès le plus jeune âge les futurs entrepreneurs du continent.


Selon Joseph Roland Traoré, promoteur de la Success Academy, le Mali affirme progressivement sa place sur la scène technologique internationale. C’est face à ce constat que l’académie a choisi d’intégrer les sciences d’avenir au programme des plus jeunes.

À travers sa récente « Semaine de la robotique », l’organisation affiche une ambition claire :
– stimuler l’esprit d’innovation des enfants,
– combler les lacunes techniques observées chez les adultes et,
– bâtir un pays compétitif face aux défis professionnels de demain.
L’apprentissage par le terrain
Youssouf Sall, électronicien et fondateur de Donifab, est rapidement devenu une figure inspirante pour ces jeunes apprenants.

Lors des ateliers pratiques, il a constaté une concentration démultipliée grâce à l’expérimentation concrète.


« Chez Donifab, nous nous concentrons sur la pratique matérielle, l’électronique et l’informatique. La Success Academy va plus loin en y associant les soft skills. C’est une approche complète, essentielle au développement humain », a souligné M. Sall.

Cette initiative propose une réelle alternative aux cours de vacances traditionnels. Loin des répétitions des programmes scolaires ordinaires, elle offre une immersion personnalisée dans des compétences d’avenir, favorisant une émancipation qui dépasse le cadre rigide de l’école.

Quand la robotique et l’IA éveillent les esprits

Pour le formateur Ildevert Dacko, la robotique est avant tout l’art de fabriquer et de donner vie aux machines. En seulement quatre jours d’initiation, le bilan est déjà impressionnant : une curiosité débordante a permis aux enfants de concevoir leur tout premier projet concret.


Selon lui, ces nouvelles technologies stimulent l’imagination des enfants bien plus que le cadre scolaire strict. Les jeunes participants ont déjà commencé à imaginer :
– des robots pour le service en restauration,
– des systèmes de programmation automobile inspirés de Tesla, ou encore,
– l’intégration de l’intelligence artificielle dans leur quotidien.

Bien que ces formations représentent un coût pour les familles, les parents y voient un investissement rentable pour l’avenir, offrant une occupation saine et une source de fierté.

Ildevert Dacko tient d’ailleurs à saluer l’engagement des familles : ce sacrifice utile ouvre des portes cruciales pour les enfants, car chaque question posée aujourd’hui peut cacher une idée capable de changer une vie.

Dans cette aventure, la Success Academy s’impose comme un acteur clé de l’accompagnement de la jeunesse malienne.
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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