
Le Mali lancera le 26 décembre 2025 une campagne nationale de vaccination du cheptel. Plus de 83 millions de têtes d’animaux et de volailles sont visées…
Le lancement officiel de la campagne de vaccination du cheptel malien est prévu fin décembre au marché à bétail de Kati-Draal, dans la région de Koulikoro. L’information a été communiquée en Conseil des ministres. Les autorités annoncent un objectif précis de 83 millions 426 958 têtes à vacciner. La campagne s’inscrit dans les prévisions triennales du Plan de campagne agricole harmonisé et consolidé. Elle cible des maladies animales prioritaires identifiées par le Réseau national de surveillance épidémiologique.
Le cheptel national est estimé à environ 13 millions de bovins. Il comprend aussi près de 52 millions de petits ruminants et environ 1,4 million de camelins. S’y ajoutent des équins, des asins, des porcins et plusieurs dizaines de millions de volailles. Ces effectifs placent le Mali parmi les pays sahéliens disposant des cheptels les plus importants. Le secteur est marqué par une forte mobilité pastorale et des échanges réguliers avec les pays voisins.
Selon des données sectorielles, jusqu’à 85 % des exploitations agricoles maliennes possèdent du bétail. Le secteur agricole, incluant l’élevage, les cultures et la pêche, représente environ 36 % du produit intérieur brut. L’élevage contribuerait à près de 28 % de la valeur ajoutée agricole. Il constitue un pilier de l’économie rurale et un facteur central de la sécurité alimentaire.
Le bétail figure parmi les principaux produits d’exportation du Mali. Les échanges de bovins, d’ovins et de caprins alimentent les marchés de la sous-région, notamment en Afrique de l’Ouest. Le Mali représenterait environ 43 % des exportations de bétail de la zone sahélienne. La santé animale revêt donc un enjeu économique régional.
Les campagnes précédentes ont enregistré des niveaux variables de couverture vaccinale. Des évaluations vétérinaires font état d’environ 50 % de couverture pour certaines maladies aviaires, dont la maladie de Newcastle. Les taux atteindraient autour de 60 % pour des maladies bovines comme la septicémie hémorragique.
Dans un contexte de circulation transfrontalière du bétail, la campagne 2025-2026 vise à réduire l’incidence des maladies ciblées. Elle cherche aussi à limiter les pertes économiques. De plus. Elle contribue à la sécurisation des échanges commerciaux dans la sous-région.
MD/Sf/APA
Source: https://fr.apanews.net/
