
Le Conseil national de Transition (CNT) a tenu une séance plénière décisive ce jeudi 21 mai 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Sous la haute présidence du Général de corps d’armée Malick Diaw, l’organe législatif a ratifié à une écrasante majorité quatre projets de loi cruciaux pour la modernisation de l’administration, la souveraineté économique et le développement énergétique du pays…
Fonction publique et Mines : Des réformes structurelles votées plébiscitées
Le clou de cette session parlementaire a sans doute été l’adoption du tout nouveau Statut général des fonctionnaires. Issu d’une ordonnance présidentielle datée du 2 mars dernier, ce texte stratégique vise à moderniser l’administration publique malienne et à optimiser la gestion des agents de l’État.
Les membres du CNT ont envoyé un signal fort en l’approuvant à l’unanimité des suffrages exprimés : 124 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Dans la même dynamique de refondation, le CNT a acté la création de l’entité « Patrimoine minier du Mali ».
Ce projet, adopté à l’unanimité par 126 voix pour, marque une étape cruciale dans la reprise en main et la sécurisation des ressources extractives nationales par l’État, s’inscrivant en droite ligne des récentes réformes du code minier.
Énergie et Industrie, Cap sur la souveraineté économique
La séance plénière s’est poursuivie avec le vote de deux autres textes majeurs orientés vers le développement des infrastructures et de l’outil industriel malien :
Énergie (Projet Boucle Nord 225 Kv). Le CNT a ratifié à l’unanimité (126 voix pour) l’accord de financement partiel conclu avec la Banque Islamique de Développement (BID).
Ce projet électrique d’envergure autour de la capitale (PBNB) permettra de sécuriser l’approvisionnement énergétique de Bamako et de ses environs, un enjeu critique pour les ménages et les entreprises.
Soutien à l’industrie locale : Le Conseil a validé la participation financière de l’État au capital de la Société industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-S.A. Ce texte a été adopté par 126 voix pour contre une seule voix dissidente. Cette entrée au capital témoigne de la volonté des autorités de transition de soutenir l’industrialisation des régions de l’intérieur et de stimuler l’emploi local.
Par ces votes quasi unanimes, le CNT réaffirme son soutien aux grandes orientations de la Transition, en dotant le pays d’outils juridiques et financiers indispensables pour moderniser l’État et booster l’économie nationale.
B.M. COULIBALY
EchosMedias
