Le Mali entend faire progresser son taux d’électrification grâce à la densification de son parc énergétique tout en diversifiant ses ressources. Il a pour cela lancé plusieurs projets solaires que le gouvernement s’attelle à faire avancer.

Au Mali, le gouvernement vient d’adopter deux décrets relatifs à des projets de construction de centrales solaires d’une capacité combinée de 83 MW. Il s’agit respectivement des centrales solaires photovoltaïques de Ségou (33 MW) et de Fana (50 MW).

Le contrat de concession de la centrale de Ségou conclu avec la compagnie électrique Ségou Solaire en 2015 a fait l’objet d’un avenant. Il est relatif à la réduction du coût de réalisation du projet qui a été rendue possible par la baisse du prix des équipements solaires au cours des dernières années. Une autre modification a été faite sur les clauses de mise en œuvre du projet en lui-même.

« Le retard observé dans l’exécution du projet et la baisse du prix de cession du kilowattheure ont rendu nécessaire une nouvelle révision du contrat concernant notamment la définition de certains termes, le droit de substitution de l’acheteur, le régime fiscal et douanier applicable et les modalités de mise en œuvre de la convention de cautionnement », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des ministres.

Le gouvernement a également clarifié les termes de la convention de concession de la centrale solaire de Fana (50 MW). Cette dernière définit désormais le cadre juridique de l’accord conclu par le pays avec la compagnie Legendre Energie.

L’Etat a ainsi mis en place une entité ad hoc, la Fana Solar Power qui a conclu un accord de rachat d’électricité avec Energie du Mali, la compagnie électrique nationale. La durée de concession de la centrale a été fixée à 30 ans. Le coût de construction de celle-ci est estimé à 108 millions $.

La mise en œuvre de l’ensemble de ces projets permettra au Mali de réduire son déficit énergétique et d’accroître la part de sa population ayant accès à l’électricité. En 2018, 50 % de la population avait accès à l’électricité selon la Banque mondiale.

Gwladys Johnson Akinocho

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