
Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a accordé ce jeudi 13 août 2026 la grâce présidentielle à Yann Christian Bernard Vezilier. Ce ressortissant français avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour «atteinte à la sûreté extérieure de l’État»…
L’annonce a été faite sur les antennes de la télévision nationale (ORTM) à travers un communiqué officiel signé par le porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly. La mesure a été formalisée par le décret présidentiel n°0503/PT-RM.
UNE MESURE DE CLÉMENCE SOUS MÉDIATION RÉGIONALE

Selon le communiqué du Gouvernement, ce dénouement heureux est le fruit de la médiation et des «bons offices d’un pays frère», menés avec discrétion et dans le strict respect de la souveraineté du Mali.
Tout en actant cette mesure de clémence, Bamako a tenu à rappeler que la grâce accordée ne remet nullement en cause les faits reprochés.
Le Gouvernement précise que l’accusé a été jugé à l’issue d’un procès contradictoire et équitable, dans lequel les droits de la défense, l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs ont été rigoureusement respectés.
À travers ce geste, les autorités de la Transition entendent manifester leur attachement aux valeurs de paix, de dialogue, de pardon et d’hospitalité ancrées dans la culture malienne. Le texte souligne toutefois que les autres procédures judiciaires en cours se poursuivront en conformité avec les règles de l’État de droit.
RAPPEL DES FAITS
L’affaire remonte à août 2025, date à laquelle le ressortissant français avait été interpellé dans le cadre d’une enquête sur une présumée tentative de déstabilisation des institutions de la République.
À l’issue de son procès, Yann Christian Vezilier s’était vu infliger : Une peine de 20 ans de réclusion criminelle ;
Une interdiction de séjour sur le territoire malien d’une durée de 20 ans ;
Une amende de 3,6 millions de francs CFA, assortie d’un franc symbolique à payer à l’État malien au titre des dommages et intérêts.
Cette affaire s’inscrit dans un dossier plus vaste impliquant plusieurs hautes personnalités militaires maliennes, notamment les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara. Tous deux avaient été radiés des effectifs des Forces armées maliennes (FAMa) en octobre 2025, avant d’être inculpés le mois suivant pour atteinte à la sûreté de l’État.
B.M.C
EchosMedias
