Ce mardi 9 juin 2026, le gouvernement malien passe à l’action à l’approche de la saison des pluies. Par voie de communiqué, le ministre des Mines a annoncé la suspension rigoureuse de toutes les activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire national, pour une période allant du 15 juin au 30 septembre 2026…

Cette décision annuelle, loin d’être une surprise, répond à des impératifs sécuritaires et environnementaux majeurs alors que l’hivernage s’installe.

Un cadre réglementaire strict pour la saison des pluies

La mesure s’appuie sur un arsenal juridique bien établi, notamment l’arrêté interministériel n°1907/MM-MATD-MSPC-MEADD du 1er juillet 2015. Elle vise avant tout à encadrer l’exploitation artisanale de l’or pendant une période de l’année particulièrement à risque. Pendant l’hivernage, les sites d’orpaillage traditionnel deviennent des zones de danger critique.

Les risques d’éboulement de terrain, d’inondation des galeries et d’accidents mortels y augmentent de façon exponentielle. De plus, l’arrêt temporaire permet de limiter la dégradation environnementale et le lessivage des sols par les produits chimiques en période de fortes pluies.

Ce que dit le texte : La suspension est totale et s’applique sans exception à tous les exploitants de sites artisanaux du pays du 15 juin au 30 septembre 2026.

Un appel à la responsabilité collective

Pour garantir le respect de cette directive sur le terrain, le ministre des Mines en appelle à la mobilisation de tous les acteurs. Le succès de cette trêve repose sur une chaîne de vigilance partagée. Les autorités administratives et coutumières, devront veiller à la fermeture effective des sites.

Les exploitants et syndicats de mineurs sont invités à libérer les lieux et à respecter la trêve pour leur propre sécurité. Les organisations de presse : Sollicitées pour relayer massivement l’information et sensibiliser les populations locales.

Vers une application ferme

Le ministère a insisté sur le fait que les autorités comptaient fermement sur la compréhension, mais aussi sur la collaboration étroite de l’ensemble des acteurs du secteur. Des contrôles pourraient être déployés sur le terrain pour s’assurer qu’aucun site clandestin ne reste actif, préservant ainsi des vies humaines et l’ordre public durant ces trois mois critiques.

B.M COULIBALY

EchosMedias

Previous post Mali-Bénin : Assimi Goïta reçoit le président Romuald Wadagni à Bamako
Next post Visite au Mali de Romuald WADAGNI : Le pari diplomatique de la continuité et du rééquilibrage régional