
Dans un contexte national où la cohésion sociale reste le plus grand défi du Mali, le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ a vibré ce samedi au rythme de la Journée du rassemblement national pour l’unité des musulmans. Organisé par le Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), cet événement majeur a scellé une alliance sacrée entre l’État et les leaders religieux pour la quête de la paix…
Un front commun face aux crises
Devant une impressionnante marée de milliers de fidèles, la rencontre s’est ouverte sous une thématique cruciale : «Rôle et place de la foi dans la quête du dialogue, de la solidarité et de la préservation de l’unité nationale». Alors que le pays traverse une zone de turbulences marquée par des défis sécuritaires, économiques et sociaux majeurs, ce rassemblement s’est imposé comme un espace de dialogue vital.
L’objectif affiché est clair : restaurer la confiance intercommunautaire et ancrer fermement la culture du vivre-ensemble, au-delà des différences religieuses et culturelles.
Pour porter ce message, deux figures clés du gouvernement étaient présentes :
Colonel Ismaël Wagué, ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale (parrain de l’événement).
Mahamadou Koné, ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes.
L’État rassure : «Le seul ennemi, c’est l’insécurité»
Prenant la parole, le ministre d’État Ismaël Wagué a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la position des autorités de la Transition. Il a vigoureusement rappelé la laïcité inclusive de l’État malien, affirmant qu’aucune religion n’est prise pour cible.
«Le combat mené par les autorités vise exclusivement l’insécurité, l’extrémisme violent et toutes les menaces qui compromettent la paix et la stabilité du pays», a martelé le ministre d’État.
Pour Ismaël Wagué, la foi ne doit pas diviser, mais servir de boussole. Il a exhorté les citoyens à puiser dans les valeurs spirituelles et la solidarité pour en faire des leviers de réconciliation nationale.
L’appel à la concorde des leaders spirituels
Les responsables du Haut Conseil Islamique du Mali ont, de leur côté, résonné à l’unisson. Tour à tour, les leaders religieux ont lancé des appels vibrants à la tolérance, à la fraternité et à l’union sacrée des Maliens. La journée s’est d’ailleurs conclue par d’intenses séances de prières collectives pour le retour définitif de la stabilité et de la paix dans le pays.
Un pacte pour l’avenir
Ce rassemblement de Bamako marque un tournant dans la stratégie de stabilisation du pays. En associant étroitement le pouvoir politique et l’autorité spirituelle, cette journée a jeté les bases d’un dialogue national inclusif, indispensable pour un développement durable qui bénéficiera à tous les Maliens.
Preuve de la détermination totale des autorités à mener ce chantier à terme, le ministre Ismaël Wagué a clos l’événement sur cette formule forte : « Pour la paix, aucun sacrifice n’est de trop. »
B.M. COULIBALY
EchosMedias
