Le Mali a franchi, hier 29 janvier 2026, une nouvelle étape dans la protection de son environnement et de ses ressources naturelles avec l’ouverture d’un atelier national consacré à l’élaboration du Plan d’action national de lutte contre les criminalités environnementales….

 

Une initiative stratégique qui traduit la volonté des autorités de renforcer la gouvernance environnementale et de répondre de manière coordonnée aux multiples formes d’atteintes portées aux écosystèmes et aux ressources naturelles du pays.

 

 

Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbiia Mariam Tangara a souligné l’importance de la mobilisation des différents acteurs autour de cette thématique majeure. D’emblée, elle a indiqué que « La souveraineté du Mali sur ses ressources naturelles, minières et environnementales constitue un axe central de l’action publique, fondé sur la conviction que la protection, la valorisation et la gestion durable de ces ressources sont essentielles à la stabilité, au développement et à la souveraineté national »

 

Dans cette perspective, dira-t-elle, le Gouvernement s’emploie à renforcer la gouvernance des ressources naturelles, à lutter contre toutes les formes d’exploitation illicite, à préserver les écosystèmes et à garantir que les richesses du pays profitent durablement aux populations maliennes. Le ministère de l’Environnement inscrit pleinement son action dans cette vision, avec des priorités axées sur la protection du capital naturel, la prévention des atteintes graves à l’environnement et l’amélioration de la coordination intersectorielle. Madame la ministre a rappelé que les criminalités environnementales constituent un enjeu transversal majeur, aux conséquences multiples. Ces pratiques illicites portent atteinte à la souveraineté de l’État, fragilisent les territoires, compromettent la santé des populations et réduisent les perspectives de développement durable. Elles appellent, de ce fait, une réponse nationale structurée, fondée sur une vision partagée et une mobilisation collective.

 

 

Au-delà du cadre national, cette problématique s’inscrit dans un contexte international marqué par une attention croissante portée aux atteintes graves à l’environnement, désormais reconnues comme un défi majeur pour la gouvernance, la sécurité et le développement durable. De nombreux cadres internationaux soulignent la nécessité pour les États de renforcer la coordination de leurs politiques publiques afin de faire face à ces phénomènes complexes et transversaux. C’est dans cette double dynamique, nationale et internationale, que s’inscrit l’élaboration du Plan d’action national de lutte contre les criminalités environnementales. Ce document stratégique vise à harmoniser les interventions, renforcer la cohérence de l’action publique et promouvoir une responsabilité partagée entre l’ensemble des acteurs concernés.

 

 

Après identification de la nécessité de se doter d’un tel instrument, l’initiative a été soumise à l’appréciation du Premier ministre, qui a donné son accord pour l’engagement du processus. Cette décision traduit la volonté du Gouvernement d’apporter une réponse réfléchie, coordonnée et conforme aux priorités nationales. Dans ce processus, le ministère de l’Environnement joue un rôle de chef de file et de facilitateur, sans se substituer aux autres départements ministériels, aux collectivités territoriales, à la société civile ou au secteur privé. L’objectif est de créer les conditions d’une action concertée, lisible et efficace. L’atelier national constitue ainsi un moment clé de mobilisation, d’alignement et de partage. Les échanges attendus permettront de mieux cerner les enjeux, de renforcer la compréhension commune et de préparer les prochaines étapes vers une réponse nationale coordonnée.

 

En conclusion, la ministre a rappelé que la lutte contre les criminalités environnementales est un enjeu fondamental de souveraineté, de gouvernance et de développement. Elle requiert une vision claire, une coordination renforcée et l’implication sincère de tous les acteurs pour préserver durablement l’environnement et les ressources naturelles du Mali.

 

Siaka DIAMOUTENE

Source : Maliweb.net

Previous post Coopération militaire : Le Chef de l’État reçoit le Commandant de la Force unifiée de l’AES
Next post Recettes douanières : 975 milliards de F CFA à mobiliser en 2026 ! Le défi majeur du duo Cheick Diallo-Madou Traoré