
Lors du point de presse tenu le 11 août 2026, le directeur de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), le Colonel-major Bakary Bocar Maïga, a dressé un bilan sans appel des opérations menées en juin et juillet. Au cœur de cette dynamique, la nouvelle offensive baptisée «Dougoukoloko» consacre la suprématie opérationnelle des Forces Armées Maliennes (FAMa), marquée par la neutralisation de 1 850 terroristes et une réadaptation doctrinale incisive face à la guerre asymétrique…

L’effondrement des coalitions terroristes
Entre le 4 et le 10 juillet 2026, l’alliance terroriste JNIM/FLA a lancé des attaques coordonnées contre Gao, Anéfis et Aguelhoc pour tenter de saturer la défense nationale et orchestrer une campagne de propagande sur les réseaux sociaux. Cette tentative de déstabilisation s’est heurtée à une riposte foudroyante des forces régulières, appuyées par le partenaire russe Africa Corps.
Le verrou stratégique d’Anéfis est demeuré inexpugnable, tandis que le démantèlement complet de la base logistique de Tahalandak a mis hors d’état de nuire des centaines d’assaillants. Plus récemment, un assaut ennemi ciblant la localité de San a été promptement neutralisé, se soldant par la perte de plus de 50 combattants terroristes.
Une suprématie aéroterrestre totale
L’intense activité de l’Armée de l’Air a constitué le pivot de ce revers infligé aux Groupes Armés Terroristes (GAT). Avec 1 545 sorties aériennes totalisant 5 336 heures de vol et 307 frappes chirurgicales, les FAMa ont détruit 45 sanctuaires logistiques.
Le bilan matériel imposé à l’ennemi est massif :
153 pick-ups et 11 véhicules blindés détruits ;
Plus de 230 motos hors d’usage ;
Neutralisation des capacités de blocus économique grâce à d’importants ratissages dans les massifs forestiers de Kenenkou, du Baoulé et de La Faya.
Désenclavement, logistique et soutien aux populations
Parallèlement aux actions de combat, les FAMa ont garanti la fluidité des axes économiques vitaux. Elles ont scourté le passage de 15 589 camions-citernes à travers le territoire national, incluant un convoi majeur de 901 citernes acheminé de Kadiana à Bamako le 11 juillet.
Sur le plan des infrastructures et de l’aide humanitaire, l’engagement du Génie militaire et des vecteurs aériens affiche des résultats concrets :
Génie militaire : Aménagement de traversées par pontons à Bafoulabé et réhabilitation de l’axe routier Kayes-Sandaré ;
Transport aérien civil : 673 missions exécutées, 4 804 passagers transportés et 201 tonnes de fret humanitaire livrées ;
Sécurisation du quotidien : Protection renforcée des marchés hebdomadaires et accompagnement des équipes de dépannage d’Énergie du Mali (EDM).
Rigueur institutionnelle et guerre du lexique
En marge du bilan opérationnel, le commandement militaire a réaffirmé son engagement envers une gouvernance irréprochable en soulignant la transparence absolue des processus de recrutement en cours. Toute tentative d’intermédiation frauduleuse ou payante sera poursuivie et sévèrement sanctionnée.
En conclusion, le Colonel-major Bakary Bocar Maïga a lancé un appel à la responsabilité des médias nationaux et internationaux dans le traitement de l’information. La hiérarchie militaire a rappelé que la qualification officielle sur le territoire désigne exclusivement des «Groupes Armés Terroristes (GAT)», rejetant catégoriquement les termes de «rebelles» ou «djihadistes». Le refus de relayer la terminologie de l’adversaire est présenté comme une exigence de souveraineté et un devoir de cohésion nationale derrière les forces de défense.
Par Aïssatou CISSÉ
EchosMedias
