Né en 1947 à Korientzé (cercle de Mopti), le Dr Oumar Aba TRAORÉ est une figure intellectuelle marquante du Mali. Politologue de formation, il obtient son Ph.D. en Science Politique à l’Université Laval au Canada en 1987…


Ancien haut fonctionnaire de classe exceptionnelle du Ministère des Affaires Étrangères, il est l’auteur d’analyses critiques sur la gouvernance et le développement, notamment dans ’’Mon combat pour le Mali’’. 


Les travaux du Dr Traoré se distinguent par une approche humaniste et une analyse approfondie des enjeux politiques africains, avec des ouvrages comme 

’’Ô Mali ! Ô ma patrie’’ publié chez L’Harmattan.
Son parcours intellectuel est marqué par une carrière de haut fonctionnaire au service du Mali, doublée d’un engagement citoyen. 


« Mon combat pour le Mali », (2005) est un recueil d’articles et d’analyses produits entre 1970 et 2002 sur l’évolution sociopolitique du pays.


« Ô Mali ! Ô Ma patrie ! » (2021), Sous-titré « Mali, pour ton plus grand bonheur mon combat citoyen continue », cet ouvrage propose une réflexion sur la refondation de l’État et la modernisation de la vie publique malienne. 


Ancien haut fonctionnaire au Ministère des Affaires Étrangères, il est reconnu pour son regard critique et son engagement humaniste envers son pays. 
Son analyse s’articule autour de plusieurs axes fondamentaux, à savoir : la moralisation de la vie publique et la modernisation institutionnelle.
 
VIE ASSOCIATIVE


Août 1984 : Nommé Premier représentant au Mali de l’Organisation Non Gouvernementale Canadienne dénommée << Canadian Cross road International >> ;
Du 5 Janvier 1985 au 3 Janvier 1986 : élu Secrétaire Général de l’Association des Etudiants et Stagiaires Maliens au Canada/AESMAC ;
Du 4 Janvier 1986 au 3 Janvier 1987 : Réélu Secrétaire Général de l’Association des Etudiants et Stagiaires Maliens au Canada/AESMAC ;
Du 6 Octobre 1985 au 4 Octobre 1986 : élu Secrétaire Général de l’Association de l’Union Générale des Etudiants Africains au Québec/UGEAQ ;
-Membre de la Section de Québec de l’Institut Canadien des Affaires Internationales : 1986 – 1987 ;
-Membre de la Société Québécoise des Sciences Politiques : 1986 – 1987 ;
-Membre Fondateur et Conseiller Spécial au Centre Sahel du Bureau Exécutif du Club des Jeunes Entrepreneurs Africains au Québec/CEJAQ du 11 Juillet 1986 au 24 Mai 1987 ;
-Membre Fondateur de l’Association des Politologues Etudiants de l’Université LAVAL/A.P.E.U.L : 22Janvier 1987 ;
-Secrétaire aux relations extérieurs du Comité Local de jumelage de l’Arrondissement de Korientzé : 26 Mai 1989 ;
-Membre Fondateur et Secrétaire Général de l’Association de Solidarité pour le Développement de l’Association de Korientzé/ A.S.D.A.K/ 17 Septembre 1989 ;
-31Mai 1997 : Secrétaire aux relations publiques de l’Association des Volontaires des Nations Unies en République Centrafricaine ;


-13 Septembre 1997 : Secrétaire aux relations extérieurs du Bureau Exécutif de l’Amicale des Anciens Elèves de Collège Moderne et d l’Ecole Fondamental de Mopti (ADACEF) ;


-30 Septembre 2000 : Elu Secrétaire Général de l’Association pour le Développement du Cercle de Mopti.
 
CARRIERRE PROFESSIONNELLE
 
– Chef de la Section Amérique à la Direction Nationale des Affaires Politiques au Ministère des Affaires Etrangères et de la coopération Internationale : 30 Décembre 1987 ;
-Membre de la Commission Politique du BEC/UDPM, parti politique unique et constitutionnel du Mali (septembre 1988) et rapporteur de la Sous- commission de politique intérieure ;
– Membre du cabinet du Secrétariat politique du Bureau Exécutif Central de l’UDPM, parti politique unique et constitutionnel du Mali depuis juin 1989 en qualité de permanent ;
–  Membre du Cabinet du Chef de l’Etat du Mali en qualité de Chargé de Mission : 22 mai 1991
– Directeur adjoint du Protocole de la république : 23 juillet 1991 ;
– Membre du Comité d’Organisation de la Conférence Spéciale sur le Nord : 21 octobre1991 
– Membre de la Commission Nationale d’Investiture du Président de la Troisième République du Mali : mai – juin 1992 ;
– Chargé de protocole de l’Epouse du Président de la République : 2 août 1993 ;
– 6 avril 1997 : Spécialiste VNU international, nommé Secrétaire Permanent du Comité International de Suivi des Accords de Bangui (CIS) en République Centrafricaine ;
– 15 janvier 2003 : Consul Général du Mali en République du Congo- Brazzaville ;
– 13 janvier 2007 : Ambassadeur pour la paix de la Fédération pour la paix Universelle, chapitre du Congo- Brazzaville.
 
DISTINCTION HONORIFIQUE


-10 Octobre 1997 : Médaille commémorative de la mission Inter Africaine de Surveillance des Accords de Bangui (MISAB). CF. Décret n°0000671 du 26Juin 1997 de la République Gabonaise.
 
VISION DE LA GOUVERNANCE :


A ce niveau, le Dr Oumar Aba Traoré propose une refondation qui n’est pas qu’institutionnelle, mais aussi culturelle et morale, visant à faire de la politique un véritable service pour le « plus grand bonheur » du peuple malien
Pour le Dr Traoré, la « bonne gouvernance » est une notion trop souvent galvaudée au Mali.

Sa vision impose : 
-La lutte contre la corruption : Un préalable indispensable pour restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
-L’éthique des dirigeants : il prône une gestion vertueuse et transparente des affaires publiques, où l’intérêt général prime sur les intérêts partisans. 
Politologue de formation, il analyse les « faillites » du système actuel et suggère une refonte structurelle basé sur l’adaptation des institutions et la réforme de l’administration.
-Citoyenneté et la Souveraineté :  Sa vision rejoint l’esprit du « Maliden Koura » (le nouveau citoyen malien). A ce propos, il appelle à un engagement patriotique constant de chaque Malien pour bâtir l’avenir du pays.
« La refondation doit permettre au Mali de retrouver sa pleine dignité et son autonomie de décision sur la scène internationale», a-t-il insisté. 
-Le Dialogue et la Cohésion :  Il considère que la refondation ne peut être le fait d’une seule élite, mais doit résulter d’un processus inclusif : 
-Inclusion des forces vives : Il soutient la nécessité de concerter les universitaires, les chefs traditionnels et la société civile pour définir les nouvelles bases de la nation.
-Réconciliation nationale : La reconstruction de l’État passe par un dialogue sincère pour stabiliser durablement le pays.

Abdoulaye OUATTARA

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