
Les dirigeants algériens ont encore une fois de plus étalé leur manque de maturité et de cohérence et leur mépris féodal dans la crise diplomatique qui l’oppose au Mali suite à l’abattage d’un drone malien…
Le communiqué qu’ils ont servi à la suite de la confirmation par la Cour Internationale de Justice de la saisine de sa juridiction par le Mali, est un vrai faux fuyant et une fuite en avant scandaleux.
Au lieu de répondre aux accusations maliennes qui affirment détenir les preuves que le drone a été abattu non pas dans l’espace aérien algérien, mais plutôt dans le territoire malien, les autorités algeriennes préfèrent s’en prendre aux dirigeants maliens qui n’auraient aucune légitimité à leurs yeux puisque venus par un Coup d’Etat.
Dans le même communiqué, tout en jetant des fleurs à la CIJ, elles affirment que la requête qui lui est soumise n’a aucune importance. Alors comment est-ce possible logiquement de jeter des fleurs à une juridiction et en même temps décider à sa place que la requête qui lui est soumise n’a aucune espèce d’importance?
La CIJ, aux yeux des autorités algeriennes n’aurait donc pas la compétence d’apprécier elle-même la plainte du Mali?
Quel mépris !
Enfin, quel drôle de prétendu médiateur et bon voisin qui vilipende les dirigeants de l’État qu’il dit vouloir aider à stabiliser et, quand même, abrite, protège, fait la promotion d’une rébellion armée criminelle contre ce dernier?
En réalité, l’Algérie fait un aveu de culpabilité dans ce dossier. La plainte du Mali renforce d’avantage son isolement diplomatique sur la scène internationale.
Nouhoum keita
