A l’issue du dépouillement des réponses des partis politiques et des organisations de la société civile, nous avons constaté qu’au lieu de propositions concrètes permettant la mise en œuvre des recommandations des ANR, les partis politiques se sont contentés de généralités, sans aucune modalité opérationnelle, généralités du genre : «il faut durcir les conditions de création des partis politiques, instaurer plus de rigueur dans le fonctionnement des partis politiques, maintenir l’aide publique aux partis politiques et la soumettre à des conditions plus rigoureuses, regrouper les partis politiques, etc.»…

Il est évident que ces propositions n’apportent aucun élément nouveau dans la formulation des recommandations elles-mêmes, ni n’offrent aucune solution juridique de mise en œuvre des recommandations des ANR.

Or, s’agissant par exemple de «la réduction du nombre des partis politiques» ou du «regroupement des partis politiques», les partis politiques avaient la possibilité de faire des offres de modalités de la diminution du nombre des partis politiques en faisant usage de leurs propres prérogatives sur la base du Chapitre XII de la Charte des partis politiques intitulé :

«DE LA FUSION, DE LA DISSOLUTION ET DE LA DÉVOLUTION».

Ainsi, par application des articles 53, 54, 55, 56 et 57 de la Charte des partis politiques, l’offre des partis politiques aurait pu permettre de proposer un nombre raisonnable de partis politiques à maintenir dans le pays, avec leurs modalités de création et d’implantation, en proposant des critères objectifs à cet effet.

En plus de ce manque de réponse opérationnelle de la part des partis politiques, ceuxci, pour la plupart, n’ont même pas répondu à nos correspondances. En effet, sur les 297 partis politiques existants et saisis formellement par lettre, seuls 137 ont répondu, soit une majorité de 160 partis politiques qui n’ont pas répondu.

Prenant acte du fait qu’aucune solution de réduction du nombre des partis politiques ou de leur regroupement n’est offerte au Gouvernement par les partis politiques, j’ai présenté le 04 avril 2025 une communication verbale au Conseil des Ministres pour rendre compte des résultats de la consultation des partis politiques et des organisations de la société civile et annoncé des concertations à organiser sur la question à l’intérieur et à l’Extérieur du pays.

Extrait du discours du ministre délégué chargé de la refondation, ce lundi 28 avril 2025 à l’occasion de l’ouverture de la phase nationale des concertations des forces vives sur la relecture de la Charte des partis politiques.

A. Ouattara

ÉchosMédias

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