Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 12 septembre 2026 au siège de l’ASSEP, l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP), le GROUPE et l’Union Nationale des Jeunes Editeurs de Presse (UNAJEP) ont fait front commun. Entourés des anciens présidents, des doyens de la profession et des directeurs de publication, les dirigeants des trois faîtières ont réaffirmé leur détermination à défendre les intérêts de la presse écrite privée, à un moment charnière où s’engagent la préfiguration de l’organe d’autorégulation et la révision de la convention collective…


Deux réformes majeures sous réserve de méthode


Au cœur des débats, l’autorégulation et la mise à jour des règles sociales du secteur ont suscité des positions claires. L’autorégulation des médias, tout en renouvelant leur adhésion de principe à cet outil indispensable pour renforcer l’éthique et la crédibilité des médias, les trois faîtières regrettent vivement d’avoir été tenues à l’écart du démarrage des discussions.

Elles exigent une démarche inclusive pour que l’organe d’autorégulation soit légitime, indépendant et le reflet exact de l’ensemble de la profession. La Convention collective (2009) : L’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP s’accordent sur la nécessité de dépoussiérer un texte vieux de 17 ans.

Cependant, elles tirent la sonnette d’alarme sur le contexte économique asphyxiant des entreprises de presse (chute des recettes, hausse des charges). Elles demandent qu’aucune révision ne se fasse au détriment de la viabilité des organes de presse et exigent un dialogue bipartite rigoureux entre employeurs et employés.

Appel au dialogue et soutien de l’État

Affichant leur ouverture, les trois faîtières tendent la main à la Maison de la Presse, aux pouvoirs publics ainsi qu’aux partenaires sociaux et institutionnels.
«L’unité de la profession constitue notre principale force. Les divergences sur les méthodes ne doivent pas remettre en cause la défense collective de ses intérêts», souligne la déclaration issue du Cadre de concertation.

Elles exhortent enfin l’État à adopter des mesures concrètes d’accompagnement économique pour soutenir les entreprises de presse, condition sine qua non à la sauvegarde des emplois et au maintien d’une presse libre, forte et indépendante au Mali.

Bakary Mamadou COULIBALY

EchosMedias


DÉCLARATION COMMUNE DE L’ASSEP, DU GROUPE ET DE L’UNAJEP


À l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire du Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée
Réunis en Assemblée générale extraordinaire ce samedi 12 septembre 2026 au siège de l’ASSEP, l’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP, en présence des anciens présidents, des doyens de la profession, des directeurs de publication et des membres de leurs bureaux respectifs, ont examiné l’ordre du jour : ‘’Échange sur la préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias et la relecture de la convention collective’’.

À l’issue des échanges, les trois organisations réaffirment leur attachement à l’unité de la profession, au dialogue et à la concertation. Elles estiment que toute réforme concernant la presse doit être menée de manière inclusive, transparente et avec l’implication effective des organisations représentatives.

Sur l’autorégulation de la presse
L’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP réaffirment leur adhésion au principe de l’autorégulation des médias, qu’ils considèrent comme un moyen de renforcer l’éthique, la responsabilité et la crédibilité de la profession.

Ils expriment toutefois des réserves sur la démarche engagée, estimant que les principales organisations représentatives de la presse écrite privée auraient dû être associées dès le début du processus.
Ils souhaitent, en conséquence, que les travaux se poursuivent dans un cadre inclusif afin de garantir la représentativité, l’indépendance et la légitimité de l’organe d’autorégulation, qui doit être véritablement l’émanation de la profession.

Sur la révision de la Convention collective

Les trois organisations reconnaissent la pertinence d’une actualisation de la Convention collective de la presse, dont les dispositions remontent à 2009, au regard des évolutions du secteur et des nouvelles réalités professionnelles.

Elles soulignent cependant que cette révision doit tenir compte de la situation économique particulièrement difficile des entreprises de presse, confrontées à la faiblesse des recettes, à l’augmentation des charges et à des difficultés de fonctionnement.

Leur réserve ne porte donc pas sur le principe de la révision, mais sur la méthode, la procédure et le contexte dans lequel elle est envisagée.

Elles souhaitent que toute révision soit menée dans le respect des procédures prévues et dans le cadre d’un dialogue véritable entre employeurs et travailleurs, afin de concilier l’amélioration des conditions de travail avec la viabilité économique des entreprises de presse.

Une position commune
L’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP

réaffirment leur disponibilité à dialoguer avec la Maison de la Presse, les autorités publiques, les organisations syndicales et l’ensemble des partenaires du secteur.

Ils appellent également l’État et les partenaires de la presse à prendre en compte la situation économique des entreprises, condition essentielle à la préservation des emplois, à l’amélioration des conditions de travail et au développement d’une presse professionnelle et indépendante.

Au terme de leurs travaux, les trois organisations décident de parler d’une voix commune sur les questions engageant l’avenir de la presse écrite privée.

Elles réaffirment que l’unité de la profession constitue leur principale force et que les divergences sur les méthodes ne doivent pas remettre en cause la défense collective de ses intérêts.
Fait à Bamako, le 12 septembre 2026
Le Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée.

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