La 4ème session ordinaire du comité de pilotage national du Programme  « JL/ SRAJ- JIGIYA » s’est tenue le jeudi 14 Mai 2026 à la  Maison des Jeunes de Bamako. La rencontre s’est déroulée sous la présidence de Modibo Traoré, Secrétaire général du Département en charge de la Jeunesse. En présence du secrétaire général de l’ONG CAEB, Gaoussou Traoré , du directeur national de la jeunesse, Ibrahim Boubacar Kalouci, du représentant du maire de la commune IIl,  Kassim Touré, ainsi que les membres du Comité de Pilotage…


Cette session avait à son ordre du jour trois points. Il s’agisait de prendre la juste mesure du chemin parcouru durant l’an 5 du programme, avec ses succès mais aussi ses contraintes, notamment celles liées au contexte sécuritaire que nous ne saurions occulter ; d’examiner et d’enrichir le plan d’actions 2026 qui seront soumis, afin qu’il demeure en phase avec les réalités du terrain et les priorités du Gouvernement et de formuler des recommandations opérationnelles et suivies, à travers une feuille de route claire, car un comité de pilotage qui ne pilote pas est un comité qui regarde passer les événements, a laissé entendre le Secrétaire général du Département.


Aussi, dans son intervention pour l’ouverture de cette session, M. Traoré a indiqué que le projet JIGIYA en faveur des adolescents et des jeunes répond au 4ème objectif spécifique de la Politique Nationale de la Jeunesse, référentielle exclusive de développement de la jeunesse dans le domaine de santé de reproduction.

D’où , dit-il, l’engagement du département en charge de la jeunesse, à soutenir la mise en œuvre des activités programmées. Le choix des zones d’interventions du programme, aussi, montre à suffisance, les besoins identifier et la réplique face à la problématique de santé spécifique des adolescents et des jeunes à Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti.

Pour lui, la tenue de cette 4ᵉ session s’inscrit en parfaite cohérence avec les hautes orientations des plus hautes autorités du pays, qui ont fait de la jeunesse et de la santé des populations des piliers de la Refondation du Mali.

Elle traduit également l’engagement résolu du Département à opérationnaliser la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ), notamment en son objectif spécifique 3 relatif à l’accès des adolescents et des jeunes aux services de santé, à la protection sociale, à l’accompagnement psychosocial et au bien-être, ainsi que le Plan Décennal de Développement Sanitaire et Social, qui érige la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et Jeunes en priorité nationale.

Il faut noter que le Programme JL/SRAJ-JIGIYA, mis en œuvre par l’Alliance CAEB-Cordaid avec l’appui constant et apprécié de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas, est aujourd’hui l’une des réponses les plus structurantes aux défis persistants que sont les grossesses précoces, les mariages d’enfants, les Mutilations Génitales Féminines, les IST/VIH-Sida et les violences basées sur le genre dans nos régions de Mopti, Ségou, Kayes et Koulikoro.

En effet, après une phase pilote jugée concluante, le Gouvernement de la République du Mali, à travers le Département en charge de la Jeunesse, a marqué son accord pour la prolongation de ce programme jusqu’en septembre 2027.

« Cette confiance renouvelée est le fruit de résultats probants obtenus sur le terrain par les jeunes leaders eux-mêmes, encadrés par nos ONG nationales partenaires que je félicite : YA-G-TU, AMID, IWENE, AMSS, WALE, G-FORCE, GRAT et ASMADEVI/AFRICOOD » a indiqué le Secrétaire Général du ministère.

Aussi, il faut retenir qu’à ce jour, le programme ambitionne de toucher 1 500 000 adolescents et jeunes avec des informations fiables, d’organiser 56 000 jeunes en groupes SR/EPC pour en faire des acteurs de changement, et d’amener 750 000 jeunes à adopter des comportements responsables.

Ces cibles sont en droite ligne avec l’engagement du Mali au Partenariat de Ouagadougou et avec les Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 3 sur la santé et l’ODD 5 sur l’égalité des sexes.

Auparavant, le secrétaire général de l’ONG CAEB, M. Gaoussou Traoré a tenu à exprimer sa profonde reconnaissance à l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas pour son accompagnement technique et financier inestimable.

« Nos remerciements s’adressent également aux autorités nationales, régionales et locales qui soutiennent, depuis plusieurs années, cette initiative cruciale en faveur des adolescents et des jeunes du Mali » a-t-il avoué.

Il laissera entendre que le programme JIGIYA entame aujourd’hui sa septième année de mise en œuvre. Depuis son lancement, il s’est progressivement imposé comme une initiative majeure de promotion de la santé reproductive des adolescents et jeunes (SRAJ), de participation citoyenne et de leadership communautaire dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou et Mopti.

Grâce à une approche diversifiée et innovante, le programme a permis d’enregistrer des acquis significatifs, notamment : l’amélioration de l’accès des jeunes à une information fiable sur la santé reproductive ; le renforcement du leadership des jeunes filles et garçons ; la mobilisation communautaire contre les pratiques néfastes, telles que le mariage d’enfants et les MGF/Excision et le développement d’espaces de dialogue constructif entre les jeunes, les autorités, les leaders religieux et les communautés, à travers l’approche «Épargner Pour le Changement», le plaidoyer, les clubs d’écoute et les actions médiatiques.
Pour lui, ces résultats probants n’auraient pas été possibles sans l’implication active des services techniques de l’État, des collectivités, et de nos organisations partenaires sur le terrain.

Sabeleh DEMBÉLÉ

EchosMedias

Previous post Le développement de l’infrastructure financière en tant que facteur de développement de coopération économique entre les pays d’Afrique de l’ouest et la Fédération de Russie
Next post EUCAP Sahel Mali : Eugène Van Kemenade nommé chef de Mission