L’Azalaï Hôtel de Bamako a abrité, ce samedi, une rencontre d’échanges consacrée au programme Tounkaranké, en présence de ses membres, de partenaires financiers et institutionnels, notamment les banques BSIC et BCS, l’assurance NSIA, l’Association des municipalités, ainsi que les douze maires du cercle de Yélimané…

La rencontre a permis de présenter les acquis du programme et de réaffirmer son ambition : faire de la diaspora malienne un acteur majeur du développement économique national. Avec plusieurs centaines de milliards de francs CFA transférés chaque année vers le Mali, la diaspora constitue, selon les promoteurs de Tounkaranké, un levier important pour stimuler l’investissement productif, créer des emplois et renforcer la souveraineté économique du pays.

Présentant les fondements du programme, son coordinateur, Cheick Sall, a expliqué que Tounkaranké vise notamment à offrir aux jeunes des perspectives économiques dans leurs territoires afin de lutter contre l’émigration irrégulière. « Il s’agit de créer de l’emploi sur place pour nos jeunes et de construire l’avenir de nos villages », a-t-il expliqué.

L’expérimentation menée dans 11 communes du cercle de Yélimané et une commune du cercle de Séguéla, couvrant au total 102 villages, a permis, selon les responsables, de consolider un modèle reposant sur plusieurs piliers : souveraineté numérique locale, gouvernance citoyenne, emploi territorial et inclusion financière.

La dimension humaine du projet a également été mise en avant à travers la projection d’une liste de 200 migrants ayant perdu la vie sur les routes de l’émigration, donnant une portée particulière aux ambitions du programme.

Temps fort de la cérémonie, les 12 maires du cercle de Yélimané ont officiellement lancé un défi de six mois autour de trois priorités : produire localement, transformer localement et commercialiser localement. Prenant la parole au nom de ses collègues, Souleymane Diakité a réaffirmé leur engagement collectif à obtenir des résultats concrets dans leurs communes respectives.

Le maire de Toya, Maligata Gassama, a, pour sa part, présenté plusieurs réalisations issues du programme dans sa commune, notamment la production du savon Toya, une unité de production d’eau potable et une activité de production d’huile d’arachide.

Les partenaires financiers ont également renouvelé leur engagement. Robert Demba Daou, directeur de la BSIC, s’est exprimé sur l’accompagnement du programme. La BCS, à travers son directeur commercial, Banfa Diaby Oualy, a réaffirmé son soutien, notamment dans le cadre de la construction d’une cité moderne. De son côté, Abdoulaye Diarra, directeur commercial de NSIA, a souligné l’importance de l’assurance dans la protection des travailleurs et la couverture des risques liés aux activités économiques.

À travers cette rencontre, Tounkaranké entend franchir une nouvelle étape : transformer les ressources de la diaspora en investissements productifs, renforcer les économies locales et offrir à la jeunesse malienne des opportunités durables au cœur de ses territoires.

M.C.Diallo

Source : Malijet.com

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