En marge de la 27ème édition de la Quinzaine de l’Environnement, une importante délégation ministérielle a visité la station d’épuration de l’Hôpital du Mali le vendredi 12 juin 2026. Capacité, impact sanitaire et vision d’avenir : gros plan sur cette infrastructure stratégique pour la santé publique et l’écologie…

La gestion des effluents hospitaliers franchit un cap décisif au Mali. Cet événement met en lumière un outil technologique majeur qui concilie désormais impératifs de santé publique et préservation écologique face à la crise climatique.


Une synergie ministérielle face au défi climatique


Cette activité de terrain a été co-présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable , Mme Tangara Mariam  Doumbia et le Colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social.
Le projet récemment réhabilité en février 2026, cet ouvrage stratégique a bénéficié de l’appui du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), grâce à un financement de la Banque mondiale.

Les chiffres clés : 350 m³ d’eaux usées assainies par jour

Sous la direction de l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM), l’infrastructure affiche désormais des performances de premier ordre :
. Capacité optimale : 350 mètres cubes d’eaux usées purifiées au quotidien.
. Impact sanitaire : Élimination radicale des germes infectieux et sécurisation de l’hygiène hospitalière.
. Impact écologique : Fin des rejets toxiques directs et protection stricte des eaux du fleuve Niger.
. Le thème  retenu  est  : «Traiter les eaux usées hospitalières, c’est protéger l’environnement et la santé publique».

L’engagement ferme de l’ANGESEM


Présente lors de cette visite, la Directrice générale de l’ANGESEM, Mme Doussouba Doumbia, a rappelé la portée de cette infrastructure : «La réhabilitation de cette station marque un tournant décisif. Face aux urgences de la crise climatique, la gestion rigoureuse des effluents médicaux n’est plus une option, mais un impératif patriotique et écologique.

L’ANGESEM réaffirme son engagement absolu à déployer des solutions durables pour préserver nos ressources en eau, notamment notre précieux fleuve, tout en éliminant les risques sanitaires pour nos populations


Cap vers l’économie circulaire et la généralisation

Face aux volumes massifs traités, les autorités voient déjà plus loin. Le Colonel Assa Badiallo Touré a exhorté les gestionnaires à dépasser le stade du simple rejet fluvial pour intégrer une logique de durabilité.

Vers le recyclage des eaux : «Il faudra voir maintenant comment réutiliser ces eaux, ne serait-ce que pour l’arrosage des plantes», a préconisé la ministre de la Santé.


Une synergie réussie : Pour le Dr Abdoulaye Guindo, Secrétaire général du ministère de la Santé, cette réussite est le fruit d’une «fédération de moyens» exemplaire.


Un appel national : En guise de plaidoyer, la délégation a lancé un appel solennel pour que chaque structure hospitalière du pays se dote d’un tel système d’épuration afin de bâtir un avenir plus résilient.
Aissetou CISSÉ

EchosMedias

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