Le Ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué a présidé la cérémonie d’ouverture de la remise du rapport annuel 2024 sur la traite des personnes et la 1ère réunion ordinaire du Comité national de Coordination de lutte contre la traite des personnes et les pratiques. Il retrace les activités menées par le comité,  et  l’ampleur des défis et des efforts qui sont en train d’être faits pour éradiquer le fléau. C’était lundi 05 mai 2025, dans la salle de conférence dudit Département, en présence de Mme Samaké Oumou Elkaïrou Niaré ; des représentants des Organisations internationales partenaires et de la société civile ; entre autres….


Le présent rapport 2024 du Comité national de Coordination de lutte contre la traite des personnes et les pratiques fait le point de toutes les activités menées en 2024, par ses acteurs et leurs partenaires, puis fait ressortir les défis persistants.
Selon Mme Samaké Oumou Elkaïrou Niaré, les statistiques de l’année 2024 sont évocateurs.

En effet, les activités de formation et de sensibilisation ont concerné trente-six mille huit cent douze (36 812) personnes dont quinze mille quatre cent deux (15 402) hommes, treize mille trois cent quatre-vingt-cinq (13 385) femmes, huit mille vingt-cinq (8025) enfants, dont 3 913 garçons et 4 112 filles.

Dans le cadre de la protection, six cent vingt-neuf (629) victimes dont quarante-deux (42) hommes, deux cent cinquante (250) femmes, trois cent trente-sept (337) enfants, dont cent vingt (120) garçons et deux cent dix-sept (217) filles ont été identifiées.

Quant à l’axe poursuite qui traduit, chaque année, les efforts déployés par les autorités policières et judiciaires pour traquer les trafiquants et les réseaux criminels œuvrant dans la criminalité organisée, notamment dans la traite des personnes et les mettre hors d’état de nuire, le Comité et ses partenaires n’ont pas lésiné sur les efforts encore moins sur les moyens pour sensibiliser, informer et former les acteurs de la chaîne pénale.

Elle a souligné que les données recueillies auprès des acteurs intervenant dans l’axe poursuite sont les suivantes : 430 enquêtes ; 327 poursuites ; 8 condamnations, dont de 2 pour traite des personnes, 1 pour trafic illicite de migrants et 5 pour des infractions relatives à l’esclavage par ascendance.

A cet effet, ajoute-t-elle que pour surmonter ces faiblesses,  des recommandations fortes ont été faites, incluant l’intensification de la formation des acteurs judiciaires, de la sensibilisation des communautés, et la mise en place de systèmes de collecte de données plus robustes.

Toutefois, le document élaboré se veut le fruit d’un travail collectif, reflète les efforts déployés pour comprendre, combattre et éradiquer ele fléau qui menace les droits fondamentaux de nos concitoyens.

Dans son discours d’ouverture, le Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme et Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué a rappelé que  le rapport 2024, tout comme les  précédents rapports, met en lumière une triste réalité qui nous concerne tous à savoir : l’exploitation des plus vulnérables parmi nous.

Il est le résultat d’investigations et de recherches effectuées par des hommes et des femmes expérimentées, en la matière, auquel je ne cesserai de rendre un hommage appuyé et mérité, agissant avec une forte conviction quant à la pertinence et la légitimité du combat à mener contre l’une des formes les plus odieuses de l’exploitation des êtres humains.


« En ma qualité de ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, il est de mon devoir de m’assurer que ce crime ne demeure pas impuni, quel que soit son auteur, et d’œuvrer à garantir pour que chaque victime puisse retrouver sa dignité et son autonomie« , a-t-il déclaré.

Cependant, malgré des avancées notoires dans la lutte contre les personnes et les pratiques assimilées, les acteurs du domaine reconnaissent qu’il y a encore des défis et entendent pour suivre la lutte contre le mal, afin d’aspirer à un Mali où chaque être humain peut vivre librement et dignement sans craindre l’exploitation.

Cette cérémonie de remise du rapport a été couplée à la première réunion ordinaire de 2025 du Comité national de Coordination de lutte contre la traite des personnes et les pratiques.


Aissetou Cissé

ÉchosMédias

Previous post Assimi Goïta, ou la révolution discrète des œuvres sociales
Next post Ministre de la Communication et Représentants des Médias : Clarifications sur la suspension des activités politiques